Lyko, la startup qui veut devenir l’Amadeus de la mobilité

Créée il y a deux ans, la jeune pousse Lyko ambitionne de devenir l’Amadeus de la mobilité. Son but ?

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

8 mars 20212 min de lecture

Lyko-team
L'équipe de Lyko© Archives Travolution

Créée il y a deux ans, la jeune pousse Lyko ambitionne de devenir l’Amadeus de la mobilité. Son but ? Faire en sorte que les acteurs du Tourisme puissent proposer tous les moyens de transports terrestres en Europe.

Lyko est ce qu’on appelle une startup du MaaS (Mobility-as-a-Service), c’est-à-dire qu’elle permet de planifier, réserver et payer plusieurs moyens de transport en un seul lieu. Et une chose est sûre, c’est qu’elle a travaillé son accroche marketing. « Nous nous présentons comme l’Amadeus de la mobilité », déclare Laurent Bouzon, Co-fondateur et CEO de Lyko. « Notre mission est de connecter tous les opérateurs de transports terrestres en Europe et de proposer notre API aux acteurs du Tourisme. Comme Amadeus, nous évoluons dans l’ombre ».

Au départ, Lyko permettait se simplifier les trajets depuis et vers les aéroports en agrégeant différents moyens de transport. En 2019, la startup est contactée par la compagnie aérienne Joon, filiale d'Air France visant les jeunes générations, afin de mettre au point une solution multimodale. Elle décide alors d’élargir son périmètre. « Notre cible prioritaire reste les compagnies aériennes pour les accompagner dans la problématique du dernier kilomètre », complète Laurent Bouzon.

Consciente que de nombreuses offres MaaS voient le jour actuellement, la startup n’a pas voulu s’engager sur le terrain du BtoC. « Nous ne nous sommes pas des concurrents aux offres existantes. Au contraire, nous collaborons avec la SNCF ou la RATP », précise le CEO. Lyko réalise le travail fastidieux, à savoir intégrer toutes les offres de transport dans son API. Pour gagner du temps, elle intègre des bases déjà existantes, comme celle de Karhoo ou de BlaBlaBus par exemple.

Selon Laurent Bouzon, le MaaS n’a pas encore été totalement adapté par le grand public. Le défi est de taille, tant du point de vue technologique que politique. « Il faut que les acteurs publics et privés collaborent davantage. Cela éviterait à la région Ile-de-France de devoir investir 40 millions d’euros dans une plateforme MaaS », estime-t-il.

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