Des chercheurs du MIT ont imaginé un avion semi électrique capable de capter ses propres émissions de dioxyde de carbone avant de relâcher de l'air "propre" dans l'atmosphère.
Une prouesse technologique inspirée par le scandale des voitures Volkswagen et nourrie par la montée de la conscience écologique, notamment dans le secteur de l'aérien. Le MIT a ainsi imaginé un avion non, ou peu, polluant, qui serait capable de capter ses propres émissions de dioxyde d'azote (NO2) en déplaçant les turbines de gaz dans la soute de l'avion. Ces dernières vont ainsi alimenter un générateur électrique qui va entraîner les hélices. Les gazs d'échappement émis par les turbines sont ainsi capturés et passent par un filtre situé dans la soute, qui dégrade le NO2 et «nettoie» l'air avant de le relâcher dans l'atmosphère. «Ce système hybride est une première approche de l'électrification des avions, dans la mesure où la puissance limitée des batteries ne permet pas le transport sur des longues distances, explique Steven Barret, ingénieur en aéronautique au MIT. Ce serait beaucoup, beaucoup plus faisable que ce qui a été proposé pour les avions entièrement électriques».
