Voyager rend plus heureux que n’importe quel objet matériel

Une étude intitulée « A wonderful life: experiential consumption and the pursuit of happiness » publiée en 2014 par l’Université de Cornell démontre que…

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Julia Luczak-Rougeaux

8 décembre 20202 min de lecture

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© Priscilla Du Preez

Une étude intitulée « A wonderful life: experiential consumption and the pursuit of happiness » publiée en 2014  par l’Université de Cornell démontre que voyager permet d’être heureux plus longtemps. Un phénomène qui expliquerait la morosité actuelle.

Vous avez dépensé tout votre argent dans de la décoration, dans les dernières baskets à la mode, dans le dernier aspirateur ultra performant pendant ces deux confinements. Et pourtant, vous ressentez un vide*. Rien de bien étonnant selon une étude publiée par l’Université de Cornell. Le fait de ne plus voyager diminue notre propension à être heureux. Le docteur Thomas Gilovich, professeur de psychologie, étudie la question depuis plus de vingt ans. Selon lui, nous sommes plus heureux en dépensant de l'argent pour vivre des expériences comme aller à des expositions d'art, faire des activités de plein air, apprendre une nouvelle compétence ou voyager.

Thomas Gilovich a travaillé autour du Paradoxe d'Easterlin qui questionne le rapport entre le niveau de revenu et le niveau de bonheur. Ces recherches démontrent que le bonheur lié à un achat matériel sera moins durable que le bonheur lié à une expérience. Selon lui, on peut penser que notre personnalité est liée à nos possessions matérielles. Mais elles sont extérieures. En revanche, nous sommes la somme de nos expériences. Ce sont elles qui restent le plus en mémoire car elles sont liées à nos émotions.

La relation avec les autres compte beaucoup dans ce bonheur lié au voyage. Il est plus facile de se sentir connecté à une personne qui raconte son voyage en Italie qu’à une personne qui vient de s’acheter un nouveau smartphone selon le docteur.

Tout ce qu’il reste à faire est donc de rester patient en attentant l’autorisation de voyager à nouveau.

*introduction digne d’un gourou

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