Face à la crise qui perdure depuis le début de l'année 2020, la marché publicitaire s'apprête à connaître une baisse record et devrait régresser de 22%. Une première depuis 1998.
La crise sanitaire aura eu raison de la croissance exponentielle du marché publicitaire. Selon France Pub et Bump, le chiffre d'affaires annuel du marché français devrait en effet atteindre les 26,3 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2020, soit 7 milliards de moins qu'en 2019. Si l'année avait pourtant bien débuté, les mois de mars et avril suite au premier confinement ont été déterminants et malgré une "forte" reprise en mai, les pertes vont continuer en cette fin d'année. En effet, les auteurs de l’étude prennent pour hypothèse que les contraintes annoncées par Emmanuel Macron le 28 octobre vont durer jusqu’à la fin de l’année, ou bien se desserrer légèrement.
En détail, le secteur du hors-média affiche une perte de -30%, soit 13 milliards d'euros, devant le digital qui devrait rester plus ou moins stable (-4%). Pour les médias historiques (TV, radio, presse, affichage et cinéma), la baisse atteindra probablement les -20%, soit 6,8 milliards d'euros. Parmi les média les plus touchés, les cinémas voient leur recette chuter de 65%, devant l'affichage (-29%) et la presse (-24,4%).
Si de nombreuses campagnes ont tout de même été maintenues, certains secteurs comme la mode, la beauté, le transport aérien, la culture et le tourisme ne peuvent toujours pas se permettre d'allouer des budgets publicitaires. Sur les neuf premiers mois de 2020 les secteurs culture-loisirs, tourisme-restauration ou mode sont en fort recul, entre -25% et -40%. Seule la distribution alimentaire ne semble pas connaître de crise, tout comme les annonceurs de la banque-assurance et des services qui ont pour beaucoup maintenu leurs investissements.
Photo d'ouverture : @kmuza