Voyage d’affaires : peut-on continuer à faire du business en restant chez soi ?

Depuis le début de l’épidémie, tous les voyages d’affaires ou presque ont dû être annulés.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

3 novembre 20202 min de lecture

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© Archives Travolution

Depuis le début de l’épidémie, tous les voyages d’affaires ou presque ont dû être annulés. Pour compenser cette absence de déplacements, la visioconférence a pris le relai. Mais est-ce aussi simple de signer des partenariats par caméras interposées ? Olga Ciesco est une conférencière et formatrice spécialisée dans la communication non verbale et intervient dans les entreprises lors de séminaires et de congrès. Elle nous explique, notamment grâce à ses propres expériences, comment le virtuel est une bonne alternative, mais pas un substitut à la rencontre en chair et en os.

Olga Ciesco, conférencière et formatrice spécialisée dans la communication non verbale

Par essence, le voyage d’affaires permet de faire du business en rencontrant ses collaborateurs, prospects, clients ou partenaires. Peut-on vraiment continuer à faire des affaires sans le voyage ?

Je pense que oui. Les outils de visioconférence sont une alternative formidable aux rencontres en chair et en os. Ils permettent de garder le lien et de soigner ses relations avec d’autres personnes. Cela reste toujours plus humain que l’échange d’e-mails par exemple. Les interlocuteurs seront peut-être même plus réceptifs aux messages. Ils sont plus détendus, dans le cadre de leur foyer. Ils n’ont pas pris les transports juste avant et ils sont au calme. Je pense que c’est une chance de pouvoir se voir sans masque, même si c’est à travers un écran. Les émotions passent tout de même. Regardez les films, ils parviennent à nous faire pleurer ou à nous faire peur. Je ne vois donc pas pourquoi on ne pourrait pas signer de contrat sans se rencontrer.

Est-ce vrai également pour des partenariats plus sensibles ou qui engagent de plus forts montants ?

Je ne saurai vous dire étant donné que je n’ai pas assisté à des négociations entre grandes entreprises dans le contexte de l’épidémie. Mais dans ce genre de situation, la signature d’un contrat ne se résume pas à une rencontre. Il y aussi des échanges de documents, des correspondances écrites, etc. Je pense que dans le contexte actuel, ce qui est un frein aux éventuelles collaborations est davantage la crise économique que l’absence de voyages d’affaires. L’incertitude et les difficultés économiques, ce sont elles qui ont un impact sur le business.

Pensez-vous que les rendez-vous virtuels seront encore présents après la crise sanitaire ?

Rien ne remplacera le contact humain. Nous sommes programmés pour être ensemble et se toucher, c’est inscrit dans nos gènes. On y reviendra dès que la crise sera finie. Cela ne veut pas dire que la visioconférence va disparaître. Dans certains cas, elle pourra même être une bonne alternative aux déplacements non essentiels. Mais je pense que l’essence des déplacements d’affaires, c’est-à-dire toucher les produits, encourager ses équipes, prendre l’air pour prendre du recul, ne pourra être remplacé.

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