A travers une lettre ouverte directement adressée au Président de la République, Emmanuel Macron, Nicolas Brumelot, co-fondateur de Misterfly, lance un cri de colère et en appelle à sauver le marché du Voyage.
Nicolas Brumelot, co-fondateur de Misterfly Après avoir dû se séparer à nouveau d'une partie de ses effectifs suite à la crise liée au coronavirus, Nicolas Brumelot se dit attristé, honteux et en colère : "Quand vous devez vous séparer de ceux qui vous ont fait confiance et qui ont contribué à votre succès, c’est extrêmement difficile, douloureux et culpabilisant". "L’entreprise que j’ai cofondée et que je préside, est une agence de voyages « nouvelle génération » née il y a tout juste cinq ans. L’entreprise a connu un succès spectaculaire : 540M€ de volume d’affaires annuel en 2019, de nombreuses récompenses, le soutien d’investisseurs de renom et 455 emplois à la clé. Ce succès, nous le devons à nous et à nos équipes. Nous avons pris nos risques d’entrepreneurs, porteurs d’un projet et d’une vision autour de valeurs humaines fortes, nous avons fédéré une équipe, nous avons su attirer des investisseurs et nous avons gagné la confiance d’enseignes et de partenaires prestigieux [...] Notre plus grande fierté : avoir créé 455 emplois". Si il se déclare désolé pour les clients leur ayant confié la réservation de leurs vacances dont ils ont été privées à cause de la crise sanitaire, le co-fondateur de MisterFly avoue, "être pris en défaut sur la qualité de service alors que c’est l’un des piliers de notre promesse et que c’est au cœur de notre proposition de valeur". En colère contre le gouvernement qu'il estime incapable de mesurer les conséquences de ses décisions, il l'accuse également de "nous faire croire que l’économie serait de la psychologie". "En plus de la difficulté d’assumer le rôle de chef d’entreprise en ces temps de crise historique, vous ne proposez aucune perspective parce que vous ne savez pas dire la date de fin du virus et qu’en attendant, on doit foncer, avancer, croire, diversifier, investir [...] Ce n’est pas faute de propositions des professionnels, compagnies aériennes comme voyagistes et de leurs organisations représentatives. En d’autres temps, cela prêterait probablement à sourire. Mais pas en temps de guerre ! Élevez-vous à la hauteur de la gravité historique de la crise".


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