Cédric O : « Il ne faut pas opposer progrès technologique et écologie »

A l’occasion du salon Big Data Paris, Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé du numérique, a expliqué le plan du gouvernement en matière de numérique.

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Julia Luczak-Rougeaux

15 septembre 20203 min de lecture

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© TOM.travel

A l’occasion du salon Big Data Paris, Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé du numérique, a expliqué le plan du gouvernement en matière de numérique. Si des aides financières vont être réalisées, elles ne se feront pas sans un travail pédagogique de fond.

C’est un salon Big Data Paris peu rempli hier matin qui a accueilli Cédric O. Pour réveiller l’assistance, le Secrétaire d’Etat chargé du numérique a commencé par parler gros chiffres. Sur deux ans, le plan de relance du gouvernement prévoit un effort de 7 milliards d’euros pour le numérique. Un chiffre qui ferait rêver n’importe quel startuper en quête de fonds. « Le quantique, la cybersécurité et l’intelligence artificielle sont des technologies critiques. C’est pourquoi nous voulons déployer des stratégies pour structurer ces filières », a-t-il déclaré.

Mais le développement de ces technologies d’avenir ne va pas sans la réduction de la fracture numérique qui persiste aujourd’hui dans l’Hexagone. Le gouvernement ne veut pas d’une France à deux vitesses (de connexion). C’est pourquoi il veut équiper l’intégralité du territoire de la fibre d’ici 2025. 250 millions d’euros vont également être alloués à la lutte contre l’illectronisme dans les prochains mois. « Il y a en France 13 millions de Français qui ne comprennent plus cette grammaire », a précisé Cédric O. Former cette population, c’est aussi éviter le mécontentement d’une frange de la population qui se sentirait à l’écart.

Pour mettre tout le monde au même niveau, le gouvernement va demander aux Français de renouveler sa carte d’identité à partir de juin 2021. Le nouveau format sera similaire aux nouveaux permis de conduire. Chaque carte d’identité sera équipée d'une photographie et de deux empreintes digitales, stockées au format numérique sur une puce sans contact.

Un confinement haut en technologie

« Le confinement s’est fait au nom du numérique », a continué le Secrétaire d’Etat. Si les GAFA ont pu profiter de la situation, certaines startups s’en sont bien sorties également selon lui. C’est le cas de Zoom. L’usage massif de l’outil de visioconférence a montré qu’il n’y avait pas que Microsoft dans la vie. « Zoom a disrupté le marché. Il n’y a pas de raison que cela n’arrive pas en France », espère Cédric O. Selon lui, tout est une question d’usages. S’il existe des équivalents français aux outils numériques et que leur utilisation est pertinente, alors il faut les promouvoir.

Alors que l’adoption des outils numériques a explosé pendant le confinement, la question environnementale se pose. L’augmentation de la connexion est-elle synonyme de pollution ? « Le progrès de la technologie peut être mis à disposition d’un monde meilleur », s’est-il exprimé. Selon lui, « il ne faut pas opposer progrès technologique et écologie », a-t-il lancé, « Il n’y aura pas de révolution écologique sans numérique ».

Sans surprise, le Secrétaire d’Etat ne comprend pas les réticences à l’égard de la 5G. Il y a, pour lui, un travail pédagogique important à faire auprès des populations qui ne connaissent pas ses enjeux. A Angers par exemple, des sondes ont été installées pour l’arrosage automatique des jardins. Elles se déclenchent seulement quand la terre semble avoir soif. Une petite application de la 5G qui représentent un enjeu économique mais aussi écologique pour la ville.

Le gouvernement a jusqu’à la fin d’année pour convaincre les Français, période à laquelle la 5G commencera à être déployée.

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