Lors de l'annonce du plan de relance, le Gouvernement a annoncé un budget de 7 milliards d'euros au numérique et aux startups. Grâce à ces aides, l'Hexagone souhaite encourager la création de jeunes pousses et de nouveaux emplois.
Dévoilé hier, jeudi 3 septembre 2020, le plan de relance de l'économie a été budgété à hauteur de 100 milliards d'euros. Sur ces 100 milliards d'euros, 7 seront alloués à la transformation numérique des entreprises et des services de l'Etat, ainsi qu'à la formation aux métiers du numérique.
Dans le détail, le Gouvernement débloque 3,7 milliards d'euros pour les startups et la souveraineté technologique, 2,3 milliards seront dédiés à la transformation numérique de l'Etat et des entreprises et le reste à la formation et au numérique du quotidien. L'objectif : financer la numérisation à grande échelle et à "niveau élevé" des infrastructures de l'Etat, aider les entreprises françaises dans leur transition numérique et soutenir les jeunes pousses. Les technologies que souhaite davantage développer l'Etat sont notamment les technologies dites de rupture (cloud, informatique quantique ou bien encore cybersécurité).
Du côté des entreprises de la "french tech", l'organisation France Digitale, qui fédère les startups et les fonds d'investissement, a regretté jeudi que le plan de relance ne cherche pas plus à développer les entreprises du numérique, malgré les apports du secteur en termes d'emplois. "On s'attendait à ce qu'il y ait un peu plus d'effort sur le numérique", a déclaré à l'AFP Frédéric Mazzella, co-président de France Digitale et par ailleurs président et co-fondateur de BlaBlaCar.
Si le numérique n'est pas oublié du plan de relance, Frédéric Mazzella estime "qu'il n'est pas non plus une priorité". Le co-président de France Digitale a regretté par ailleurs que le plan de relance n'affiche aucune volonté de rediriger un peu de la commande publique vers les entreprises technologiques françaises ou européennes. "Nous aimerions qu'il y ait une certaine forme de ciblage de la commande publique" pour favoriser "des acteurs plus locaux et renforcer notre souveraineté", a-t-il déclaré.
Photo d'ouverture : @anniespratt