Un milliardaire canadien s’est offert un séjour dans l’espace 2009 et a tenté de se faire rembourser les frais par son entreprise en justifiant un déplacement professionnel. Le fisc s’en est rapidement mêlé et n’a pas partagé l’avis de l’homme d’affaires.
41,8 millions de dollars canadiens, c’est la coquette somme dépensée par Guy Laliberté, cofondateur du Cirque du Soleil et richissime homme d’affaires pour se rendre sur la station spatiale internationale (ISS) en 2009. Il avait alors passé 12 jours dans l’espace et s’est fait, à son retour sur terre, rembourser les frais du voyage par Créations Méandres, société contrôlant le Cirque du Soleil. Il souhaitait ainsi que ce voyage soit considéré comme une dépense d’Affaires et ce fait, que cet avantage financier soit non imposable. Or, quelque temps après s’être penché sur le cas de Guy Liberté, le fisc canadien a réclamé plus de 20 millions de dollars au milliardaire. En cause : ceci n’était pas considéré comme un voyage professionnel. Contestant le fait, l’homme d’affaires a alors souhaité aller au tribunal. La juridiction canadienne a ainsi rendue sa décision en confirmant que ce voyage dans l’espace était bel et bien du loisirs et que les 20 millions de dollars devaient être versés au fisc… Qui ne tente rien n’a rien.
