
Une étude neurologique menée par l’agence Cuseum et le MIT s’interroge sur l’appréciation de l’art à travers la réalité virtuelle et augmentée. Les résultats montrent que l’expérience est similaire voire exacerbée en comparaison avec une œuvre réelle.
L’étude neurologique, intitulée « Neurological Perceptions of Art through Augmented & Virtual Reality » a été menée pendant 10 mois. L’activité neurologique de neuf participants étrangers du secteur artistique et culturel a été observée aux Musée des Beaux-Arts de Boston à l’aide d’électrodes.
Chaque participant devait visualiser des œuvres d’art sous quatre formes différentes : en réalité virtuelle, en réalité augmentée, en photo et en vrai (une œuvre accrochée au Musée des Beaux-arts de Boston). Les œuvres concernées étaient des paysages et des portraits impressionnistes ainsi que des œuvres abstraites. Elles ont été sélectionnées pour être « émotionnellement similaire ».
La réalité augmentée crée le plus d’activité cérébrale
Les résultats de l’EEG (électroencéphalogramme) ont montré que l’expérience esthétique n’était pas dénigrée lorsqu’une œuvre était visualisée numériquement. Les chercheurs ont même observé que l’ampleur de l’activité cérébrale était plus importante dans le cas de la réalisé augmentée.
A court terme, les participants ont conservé une mémoire des œuvres similaire pour tous les supports. A long terme en revanche, ce sont les œuvres visualisées en réalité augmentée qui ont été les mieux mémorisées.
L’étude conclut : « Bien que les résultats de cette étude auraient pu scandaliser Walter Benjamin*, ils démontrent à quel point la technologie a permis d’améliorer l'expérience numérique dans l'art et montrent que les interfaces numériques ont le potentiel d'amplifier l'expérience du visiteur du musée ».
*En 1935, le critique d’art et historien déclarait que toute reproduction dénigrait l’art.
Si vous aimez les fréquences électroencéphalographiques, l'étude se trouve ici