Suite à l’appel de la Fédération Française des Télécoms, les principales plateformes de divertissement ont décidé de réduire leur débit afin d’éviter la saturation. Une mesure qui devrait permettre d’éviter l’encombrement à court terme.
L’ado joue à la PS4 en réseau, papa est en vidéoconférence sur Skype, maman est en rendez-vous téléphonique sur WhatsApp, pendant que mamie binge-watch sur Netflix : voilà la version remastérisée de « Cola mon petit frère » en ces temps de confinement. Une organisation qui fonctionne à une condition : le bon fonctionnement de la connexion Internet. Bonne nouvelle : le télétravail ne devrait pas être l’ennemi du divertissement.
Après l’appel du président de la Fédération Française des Télécoms et du gouvernement, YouTube, Twitch, Facebook, Amazon Prime Video, Apple TV et Netflix ont fait en sorte de réduire leur débit afin d’éviter la saturation. Le service de streaming Disney + a même accepté de repousser le lancement de sa plateforme en France au 4 avril, contre le 24 mars prévu initialement. Concrètement, cela veut dire que les contenus ne sont plus accessibles en Full HD. La qualité de visionnage reste néanmoins très acceptable sur toutes ces plateformes.
Des mesures qui devraient permettre de faire cohabiter télétravailleurs et gamers alors que les opérateurs ont noté une hausse du trafic Internet sur plusieurs services. Chez Orange, l’usage du télétravail (envoi de mails et de fichiers, utilisation de VPN) a été multiplié par sept. La vidéoconférence a été multipliée par deux et l’utilisation de WhatsApp par quatre. Chez SFR, le trafic de Netflix a doublé la semaine dernière. Et pour le moment, aucune saturation n’est à déplorer. Tant que les usages restent les mêmes… L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) s’inquiète notamment de pics de connexions sur de nouveaux usages que l’on ne connaît pas encore.
Et sinon vous pouvez toujours vérifier votre débit par ici : https://www.speedtest.net/