Pour freiner l’impact économique de la fermeture des musées, le ministère de la culture chinois a appelé les institutions à utiliser des technologies comme la réalité virtuelle pour créer des expositions en ligne.
Le monde des transports n’est pas le seul segment touristique impacté par le coronavirus en Chine : l’industrie muséale en fait également les frais. Depuis quelques semaines, plusieurs musées et sites culturels ont fermé leurs portes impactant l’économie culturelle. Selon l’Administration nationale du patrimoine culturel, les musées chinois ont attiré plus de 1,1 milliard de visiteurs l’an dernier. Une affluence impactée cette année par l’épidémie de Coronavirus, et ce, malgré la période de fête qui suit le Nouvel An chinois célébré cette année le 25 janvier. L’an dernier à cette même période, les musées et lieux de culture chinois avaient accueilli 40 % de touristes.
À Wuhan par exemple, épicentre de l’épidémie, le musée provincial de Hubei, mondialement connu pour sa collection de cloches en bronze vieilles de 2 400 ans, est resté fermé depuis deux semaines. Une fermeture prolongée à minima jusqu’au festival des Lanternes, qui débutera le 15 février prochain. L’impact résonne jusque dans la capitale, où le Musée du Palais (La Cité Interdite, ndlr) et le Musée national de Chine restent tous deux fermés jusqu’à nouvel ordre.
Des visites en réalité virtuelle
Pour autant, pas question de couper le lien entre l’industrie muséale et sa communauté. Le Ministère de la culture chinois a appelé les différentes institutions à « rester actifs sur les réseaux sociaux pour répondre aux questions des visiteurs ». Au-delà des informations pratiques, les acteurs culturels ont décidé de mettre leurs ressources à disposition des publics au travers d’expositions virtuelles. L’objectif étant de faire promouvoir l’héritage du patrimoine culturel chinois par le prisme des nouvelles technologies et permettre la « visite virtuelle » de certaines expositions.
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Le Musée du Palais a par exemple opté pour des visites en réalité virtuelle pour rendre accessibles les « principaux » points d’intérêt de l’enceinte. D’autres institutions — le Capital Museum, le Suzhou Museum dans la province du Jiangsu, le Hunan Museum à Changsha — ont également ouvert leurs galeries par voie numérique. Pour y accéder, les visiteurs peuvent scanner un QR Code partagé par les institutions sur les réseaux sociaux. Au total, le ministère de la culture chinois a recommandé une cinquantaine d’expositions virtuelles via son compte WeChat et a annoncé la création de bases de données nationales des institutions culturelles du pays.
Photo d’ouverture : Hammer & Tusk
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