Cartoville : "S'associer à Mapstr a été une évidence"

Depuis le mois de janvier, Cartoville (Editions Gallimard) s'est associé à l'application Mapstr, un réseau social et un service de cartographie qui permet…

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ML

Margot Ladiray

7 février 20203 min de lecture

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© Archives Travolution

Depuis le mois de janvier, Cartoville (Editions Gallimard) s'est associé à l'application Mapstr, un réseau social et un service de cartographie qui permet d'enregistrer ses lieux favoris afin de les partager avec les autres utilisateurs. Entre évolution tournée vers le numérique et une volonté de valoriser le format papier, les maisons d'éditions de guides touristiques misent désormais sur la complémentarité des deux supports afin de faire face à une concurrence 100% digitale et souvent gratuite. Entretien avec Hélène Firquet, Directrice éditoriale Guides chez Gallimard Loisirs. 

Hélène Firquet, Directrice éditoriale Guides chez Gallimard Loisirs

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le partenariat entre Mapstr et Cartoville ?

Hélène Firquet : Dans le cadre de ce partenariat, nos lecteurs ont la possibilité d’accéder aux points d’intérêts Cartoville via l’application mobile Mapstr. Nous proposons, pour le moment, cette fonctionnalité pour les adresses signalées dans les 10 meilleures ventes Cartoville. Ce partenariat s’inscrit surtout dans une optique d’être à l’écoute du marché des guides touristiques et de ses tendances. Nous savons aujourd’hui que le numérique y tient une place importante et que les voyageurs ont une attente forte. L’objectif est avant tout de répondre aux besoins de nos lecteurs et de proposer une réelle complémentarité entre le support papier et numérique.

Comment avez-vous réussi à créer un produit complémentaire papier/digital ?

Nous avons digitalisé la carte et ses points d’intérêts mais les commentaires et contenus écrits restent sur le format papier. Si une personne veut en savoir plus sur un établissement, un onglet lui indique que le contenu est disponible dans le guide.  Ce service gratuit nous permet de gagner en visibilité et d’inciter le mobinaute à consulter le guide touristique physique.

Pourquoi avoir choisi Mapstr ?

A titre personnel c’est une application mobile que j’utilisais déjà. Pour moi, Mapstr est un outil fluide, facile d’utilisation, de partage et permet de se souvenir de toutes les adresses ou points d’intérêts. Pour nous, Mapstr était donc une évidence et nous avions déjà échangé auparavant. Leur intérêt pour le support papier et leur vision sur l’évolution des guides touristiques y a été également pour beaucoup.

Quel est pour vous la plu-value du support papier par rapport au numérique ?

Un guide de voyage physique va vous donner une vue d’ensemble sur la destination et la vie sur place. Le papier permet également de visualiser davantage la géographie des lieux, contrairement au smartphone où l’écran est trop réduit. En revanche, sur place, l’écran mobile va permettre au voyageur de se repérer, de chercher un itinéraire, d’avoir une meilleure notion des distances ou bien encore de réserver un titre de transport. Le digital et le papier sont complémentaires car ils répondent à des usages différents. Le guide papier reste également un objet nomade avec lequel il n’y a jamais de problème de réseau ou de batterie.

Y-a-t-il une crainte chez les éditeurs concernant l’avenir du guide touristique 'print' ?

A mon sens, notamment pour la jeune génération, même si les usages restent très mobiles le guide papier a un côté rassurant. Nous avons un avis général sur la destination et plus la destination est lointaine, plus cet objet permet de rassurer le voyageur. En tant qu’éditeur de guides de voyages, notre défi est de répondre aux nouveaux besoins et d’écouter attentivement nos lecteurs.

Photo d'ouverture : @Kayla_Marie

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