Quelques jours après son premier vol expérimental effectué aux Etats-Unis, Ehang a dévoilé sa vision de la mobilité aérienne urbaine dans un livre blanc. Une offre que le constructeur chinois considère comme plus accessible que l'offre de mobilité actuelle.
Le constructeur chinois de taxi volant y explore le potentiel du transport aérien urbain pour transformer la mobilité à l'échelle mondiale, avec des aperçus sur la conception des véhicules, un aperçu des applications potentielles et le paysage réglementaire actuel ainsi que des recommandations développer ce marché.
« La mobilité aérienne urbaine et l'utilisation généralisée des véhicules aériens vont transformer la façon dont les personnes et les marchandises se déplacent dans les zones urbaines », estime M. Huazhi Hu, le fondateur et PDG de EHang. « Le déploiement réussi des véhicules aériens autonomes aidera les villes à améliorer l'efficacité, à renforcer la sécurité, à réduire les coûts et à devenir plus durables sur le plan environnemental ».
Crédits : Ehang
Comment assurer le développement de la mobilité aérienne ?
Selon le constructeur, la mobilité aérienne sera plus « sûre et efficace » que son équivalent terrestre. Ehang estime cependant que le système de gestion des véhicules volant en milieu urbain ressemblera davantage à l’actuel système de gestion des bus, avec une supervision centralisée et des itinéraires précis plutôt qu’à un système de taxi ou de VTC.
Pour rendre le système efficace, Ehang estime qu’il faudra définir des routes aériennes fixes, en ligne droite et d’un point A vers B. Le transport, qu’il s’agisse de personnes ou de marchandises, devra être assuré par un véhicule autonome fonctionnant aux énergies renouvelables et contrôlé par un centre de gestion de l’ensemble de la flotte pour une zone délimitée. L’offre de mobilité aérienne reposera sur de l’économie partagée, à la manière des véhicules en libre-service estime Ehang. Pour plus de sécurité, les véhicules devront intégrer plusieurs sources d’alimentation – différents moteurs et hélices par exemple – mais aussi différents systèmes de contrôle, de communication et de navigation de secours.
D’importantes applications en dehors des villes
Le constructeur chinois dévoile ici sa recette pour garantir le succès de la mobilité aérienne, un modèle intéressant à analyser étant donné qu’Ehang est la seule société à avoir déjà commercialisé 38 véhicules volants autorisés à transporter des passagers. L’entreprise cotée en bourse indique également avoir réalisé plus de 2000 vols d’essais de son véhicule. Selon lui, faire concorder l’ensemble de ces éléments permettrait de rendre un trajet en taxi volant autonome « moins cher qu’un trajet actuel en taxi à New-York ». Cela implique cependant un important travail de collaboration entre constructeur, gestionnaire d’infrastructure et autorités gouvernementales.

Enfin, alors que l’ensemble des discussions portent sur le renouveau de la mobilité urbaine, Ehang souligne que les applications des taxis-volants autonomes et électriques sont bien plus vastes. Ces véhicules pourront assurer les services actuellement effectués en hélicoptère, incluant la recherche et du sauvetage, des services médicaux d'urgence, des opérations en mer, du pétrole et du gaz, de la lutte contre les incendies, de la foresterie, de la réparation et de l'étude des lignes électriques, de l'agriculture et de la lutte antiparasitaire, des médias, de la photographie aérienne et de l'application de la loi.
Photo d’ouverture : Ehang
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