Allianz : la cybermenace est la première crainte des sociétés françaises

En 7 ans, la cybermenace est passée de la 15e à la première place du baromètre des risques en entreprises d’Allianz.

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Hugo Pellegrin

14 janvier 20202 min de lecture

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© Archives Travolution

En 7 ans, la cybermenace est passée de la 15e à la première place du baromètre des risques en entreprises d’Allianz. Une évolution qui témoigne de la dépendance accrue des sociétés aux systèmes d’informations ainsi que de la sensibilisation des collaborateurs au sujet.

En 2020, les sociétés placent la cybermenace (39 %) en tête de liste des risques d’entreprises dans le monde. En France, ce sont près d’une entreprise sur deux qui craignent par-dessus tout un incident cyber. Selon Allianz, c’est la première fois que les incidents cyber figurent en première position de son baromètre des risques en entreprises, reléguant l’interruption d’activité (37 %) à la seconde place.

À titre de comparaison, la cybermenace figurait en 15e position avec seulement 6 % des réponses il y a 7 ans. Une évolution qui témoigne de la dépendance croissante des entreprises aux bases de données et systèmes d’informations et de la médiatisation de certains incidents. Les réponses au sondage traduisent un plus haut niveau de sensibilisation chez les collaborateurs.

Allianz Quels sont les dix principaux risques en entreprises en France ? Crédits : Allianz

Des cyberattaques plus coûteuses

Une crainte qui s’explique notamment par le fait que les entreprises sont confrontées à des violations de données de plus en plus vastes et coûteuses, à une intensification des attaques par ransomwares et des usurpations d’identité, ainsi qu’à la perspective d’amendes ou de litiges liés à la protection de la vie privée à la suite d’un événement.

 « Les incidents causent des dommages plus importants, ciblant davantage les grandes entreprises par des attaques sophistiquées et des tentatives d’extorsion considérables », observe Marek Stanislawski, directeur mondial adjoint du risque cyber chez AGCS. « Il y a cinq ans, la rançon exigée se serait généralement élevée à quelques dizaines de milliers de dollars. Aujourd’hui, elle peut atteindre plusieurs millions ». À titre d’exemple, une violation majeure de données, portant sur plus d’un million d’enregistrements compromis, coûte aujourd’hui en moyenne 42 millions de dollars, soit 8 % de plus que l’année précédente selon l’analyste.

Méthodologie : L’enquête annuelle sur les risques d’entreprise dans le monde réalisée par Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) recueille les opinions d’un nombre record de 2 718 experts dans plus de 100 pays, incluant des directeurs généraux, gestionnaires de risques, courtiers et assureurs.

Photo d'ouverture : Taylor Vick

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