#CES2020 : trois innovations du CNRS intéressantes pour le Tourisme

Parmi la délégation de startups issues des laboratoires du CNRS, trois jeunes pousses ont présenté des innovations susceptibles d’impacter l’industrie…

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Hugo Pellegrin

9 janvier 20203 min de lecture

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© Archives Travolution

Parmi la délégation de startups issues des laboratoires du CNRS, trois jeunes pousses ont présenté des innovations susceptibles d’impacter l’industrie touristique à terme.

De la startup à la multinationale, ce sont plus de 4 500 entreprises qui se sont rendues à Las Vegas pour le CES 2020. La France toujours bien représentée, fait preuve de maturité pour cette 53ème édition du Consumer Electronic Show en n’envoyant « que » 300 startups cette année contre environ 360 l’an dernier au sein de l’Eureka Park. Dix jeunes pousses nées dans les laboratoires de recherches du CNRS font partie du voyage. L’objectif ? Conquérir de nouveaux marchés ou rendre leur innovation notoire. Parmi les dix startups trois poulains du CNRS peuvent, à travers leurs innovations, impacter l’activité des professionnels du Tourisme à moyen terme.

C’est le cas du système haptique développé par la start-up Actronika capable de produire des dizaines de sensations tactiles différentes. Mis au point à partir de recherches menées à l'Institut des systèmes intelligents et de robotique, il est conçu pour s'intégrer dans les systèmes de réalité virtuelle, les objets connectés, les cockpits de véhicules ou les instruments de laboratoires. Un dispositif capable d’accroitre le côté immersif des expériences de réalité virtuelle ou augmentée développés par des acteurs de la Culture ou des destinations.

Cybersécurité et « télépathie »

Pour aider les entreprises à lutter contre les cybermenaces, la startup Cyber-Detect a mis au point une technique d'analyse de codes malveillants. La solution permet d'identifier les attaques inédites, ainsi que les virus camouflés échappant aux logiciels de détection couramment utilisés, indique le CNRS. Une approche basée sur la détection de codes malveillants non répertoriés dans les bases de virus connus grâce à une « analyse morphologique » du programme. Celle-ci permet d’identifier ou de reconnaître un comportement caractéristique de logiciel malveillant.

La start-up NextMind expose son casque qui décode les ondes cérébrales et traduit l'intention de l'utilisateur à l'écran, lui permettant de « tirer » sur des canards dans un jeu vidéo, sans appuyer sur un bouton, lors de l'avant-première du CES 2020 à Las Vegas, le 5 janvier 2020. Crédits : Nextmind

Les progrès en neuroscience sont en passe de faire du concept de « télépathie » une réalité. Elon Musk et sa société Neuralink ne sont pas les seuls acteurs à mettre au point de telles solutions. Fondée en 2017 et issue du laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique du CNRS, NextMind est spécialisée dans les neurotechnologies de commande par la pensée et propose un dispositif de décodage de l’activité neuronale. Il s’agit du premier dispositif portable de détection d’ondes cérébrales non invasive permettant de traduire instantanément les signaux cérébraux provenant du cortex visuel de l'utilisateur en commandes numériques. Ils facilitent ainsi l’interaction et le contrôle d’interfaces digitales comme des ordinateurs ou des casques de réalité virtuelle ou de réalité augmentée. En d’autres termes, ce dispositif permettra à son utilisateur de contrôler son smartphone, un objet connecté ou un ordinateur par la pensée. Après la commande vocale, la commande neuronale révolutionnera-t-elle nos usages numériques ?

Photo d’ouverture : David Clode

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