#FOI19 : comment les nouveaux outils cartographiques facilitent-ils l’itinérance ?

Dans le cadre du Campus de l’Innovation Touristique se tenait ce matin le Future Of Incoming.

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Hugo Pellegrin

10 décembre 20194 min de lecture

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© Archives Travolution

Dans le cadre du Campus de l’Innovation Touristique se tenait ce matin le Future Of Incoming. L’occasion pour les destinations d’en apprendre plus sur le potentiel des nouveaux outils de cartographie dans la mise en avant de leur territoire et l’optimisation des expériences touristiques d’itinérance. Des opportunités mises en lumière par Christian Delom et Pascal Cotte, respectivement COO de Boobuzz et COO de MyTripTailor. L’itinérance est une forme de tourisme dont la particularité est de relier différents points d’intérêts ou étapes dans un espace géographique plus ou moins grand. « Certains adeptes privilégient les étapes tandis que d’autres voient dans le fait de déambuler le principal atout de l’itinérance », explique Christian Delom, COO de Boobuzz. « La recherche d’autonomie et la volonté de découverte sont autant de valeurs recherchées par les voyageurs d’aujourd’hui qui s’inscrivent parfaitement dans l’itinérance ». Au-delà d’assurer la signalétique et de proposer une infrastructure de transport adapté sur son territoire, la destination se doit d’exploiter la cartographie pour optimiser l’accessibilité de cette offre.

La technologie est plus accessible

Un point jugé essentiel également par Pascal Cotte, COO de MyTripTailor. « L’une des missions de la destination consiste à rendre l’information touristique disponible et certifiée », résume-t-il. Le directeur des opérations de la filiale du Groupe Michelin Travel a souligné par ailleurs que la cartographie, qui permet relier l’humain et la donnée, constituait un support « phygital » par excellence.

#FOI19 : "Il y a 2 types de cartes : Googlemaps et Boobuz pour les points d'intérêts et MytripTailor qui est une carte en fonction de l'intérêt" 🗺@christiandelom - COO @ Boobuz pic.twitter.com/2j5APxsIwQ

— TOM (@TravelOnMove) December 10, 2019

Faut-il privilégier des outils qui intègrent la navigation tels que Boobuzz ou Google Maps ou plutôt des éditeurs de parcours comme MyTripTailor ? Pour Christian Delom, ce choix cornélien est dépassé. « Les technologies sont actuellement beaucoup plus ouvertes. Une destination peut à la fois créer des parcours et proposer la navigation par GPS depuis le même outil ».

Démontrer l’expertise territoriale

Comment inciter le voyageur utilisateur de Google Maps à se tourner vers un outil comme MyTripTailor lors de son séjour occitan ? Pour le directeur des opérations de la plateforme, à la différence de Google, MyTripTailor offre aux territoires la possibilité de pousser sur la carte les parcours et POI qu’ils souhaitent mettre en avant. « L’Occitanie pourra par exemple mettre en avant ses 40 grands sites ou bien les parcours favoris des différents personas identifiés », indique Pascal Cotte. Pour autant, les deux intervenants s’accordent sur le fait que les territoires n’ont pas à développer leur propre outil.

#FOI19 : "La cartographie est phygitale : elle relie !" Pascal COTTE - CEO @ MytripTailor pic.twitter.com/OjaQs1ch51

— TOM (@TravelOnMove) December 10, 2019

Plutôt que de débourser des millions d’euros dans un tel projet, ils conseillent de se tourner sur les solutions existantes et d’identifier les partenaires technologiques capables de mettre en avant leur expertise. « Les destinations ont une connaissance profonde du territoire que les plateformes n’égaleront pas », résume Christian Delom qui déplore également un manque de prise de conscience de l’atout offert par la cartographie. « C’est une source de données extraordinaire qui permet aux destinations d’identifier les comportements et même de piloter les flux en temps réel », souligne-t-il.

La réalité augmentée va investir les cartes

Est-ce à l’éditeur ou à la destination de documenter les cartes ? Chaque partie a un rôle à jouer. « L’éditeur a la capacité d’assurer les passerelles entre les contenus apportés par la destination. Ils pourront réfléchir ensemble aux contenus complémentaires qui font sens », détaille Pascal Cotte. Enfin, pour clôturer la conférence, Christian Delom a attiré l’attention du public sur la mise à disposition des données spatiales comme les photos satellites. « Ce type de donnée peut être cartographié avec des coûts extrêmement bas pour des cas d’usages très précis », explique-t-il. Le directeur des opérations de Boobuzz a également souligné que demain, la donnée cartographique sera diffusée dans un univers de réalité augmentée. « Une fonctionnalité disponible également sans connexion. L’information sera d’autant plus exploitable par le voyageur qui pourra mieux se repérer en montagne par exemple », présage Christian Delom. Photo d'ouverture : TOM.travel

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