La filiale JUMP by Uber se tourne vers Veolia pour assurer le recyclage et la valorisation des pièces défectueuses de sa flotte électrique. Les partenaires se fixent un objectif de valorisation supérieur à 90 %.
Plébiscitées par les locaux comme les voyageurs pour des raisons pratiques ou écologiques, les flottes de vélos et trottinettes électriques sont également source de pollution. JUMP et Veolia annoncent aujourd’hui leur partenariat pour trier, recycler et valoriser les pièces défectueuses ou hors d’usage des vélos et trottinettes JUMP. Pour la solution de mobilité douce mise au point par Uber, ce partenariat avec Veolia illustre son engagement pour limiter au maximum son empreinte environnementale. En fonction des matériaux, un processus de recyclage s’entame alors avec un objectif de valorisation supérieur à 90 %. Uber indique que celui-ci concerne 2 % de sa flotte, les vélos et trottinettes endommagés étant réparables dans 98 % des cas.
Réparer ou recycler
Lorsque l’engin n’est pas réparable, Uber récupère les pièces fonctionnelles pour les réutiliser sur d’autres véhicules. Pour le reste des pièces défectueuses et des déchets, Veolia assure le processus de collecte, de tri et de valorisation ou de recyclage. La collecte et le transfert sur les sites de traitement spécialisés et certifiés (ISO 14 001, ISO 9001, OHSAS 18001) sont assurés par la filiale Triade de Veolia. Les pièces défectueuses sont alors triées en 4 catégories : les plastiques & caoutchoucs, les métaux, les composants électroniques et les batteries. Uber précise que l’aluminium servira à refaire des cadres de vélos ou des pièces automobiles, la ferraille sera transformée en boîtes de conserve, les métaux précieux comme l’or contenu dans les cartes électroniques pourront redevenir des bijoux.
Quant aux batteries électriques qui équipent ces véhicules, leur valorisation sera assurée par la filiale SARPI de Veolia spécialisée dans le domaine. Des métaux comme le nickel et le cobalt pourront ainsi être réutilisés en métallurgie ou en chimie. Quant au lithium, matériau très rare présent dans les batteries (1 %), l’enjeu dans les années à venir consistera à parvenir à son recyclage.


Photo d'ouverture : Paulo Almeida