Co-fondateur de BlaBlaCar avec Frédéric Mazzella, Nicolas Brusson s’est exprimé sur les ambitions de la licorne française et sur l’avenir de la mobilité en Europe.
« Après avoir transporté des millions de passagers à travers l’Europe, nous avons compris en 2017 que nous pouvions être plus qu’une plateforme de covoiturage », a introdui Nicolas Brusson CEO de BlaBlaCar. « En 2018 nous avons donc acquis OUIbus dans l’objectif de devenir un acteur multimodal », ajoute-t-il. Les bus longue distance désormais rebaptisés BlaBlaBus, ne cessent d’étendre leur réseau : « Nous sommes sur une vision européenne. Actuellement nous sommes en train d’étendre le réseau au Benelux ou bien encore en Allemagne », explique Nicolas Brusson. « De même qu’en Russie et en Ukraine nous avons également racheté un acteur de la distribution qui vend des tickets de bus ». De fortes ambitions sur un marché en plein essor qui reste cependant encore (trop) timide en France. « C’est un des seuls pays en Europe où nous n’avions pas de réseau de bus longue distance », a t-il ajouté.
Pour Nicolas Brusson, ces acquisitions viennent compléter l’offre de covoiturage afin de répondre au mieux aux nouveaux besoins des voyageurs. « Le covoiturage est destiné aux routes plus capillaires, alors que les bus se concentrent sur les grands axes. L’offre est complémentaire », explique le CEO.
BlaBlaCar en voie de devenir une marketplace
A la question, la société BlaBlaCar va-t-elle devenir une marketplace ? Le co-fondateur a répondu oui. « Nous en sommes déjà une, c’est notre ADN. Avec ce virage plus BtoT nous allons devenir un distributeur pour les autocaristes dans certains pays comme au Brésil puisqu’ils pourront s’implanter sur notre plateforme ».
En France en revanche ce n’est pas à l’ordre du jour. « L’évolution probable est peut être d’ajouter un jour des offres de train. Nous pouvons y réfléchir dans le cadre d’une vision non plus multimodale mais intermodale puisqu’il s’agirait de combiner le covoiturage et le train pour arriver à destination. L’objectif sera de proposer plusieurs modes de transports pour un seul et même trajet », conclut Nicolas Brusson.