Les salariés français craignent d’être remplacés par des robots

Une étude d’ADP (Automatic Data Processing) montre que 35 % des salariés français craignent d’être remplacés par des robots, une part supérieure par rapport à…

Nous suivre sur Google
RS

Robin Servais

18 juillet 20191 min de lecture

salaries-francais-craignent-etre-remplaces-robots
© Archives Travolution

Une étude d’ADP (Automatic Data Processing) montre que 35 % des salariés français craignent d’être remplacés par des robots, une part supérieure par rapport à leurs homologues d’autres pays européens.

ADP (Automatic Data Processing), société américaine de solutions d’externalisation professionnelle, a réalisé en octobre 2018 une étude sur le comportement et l’état d’esprit des salariés face au monde du travail actuel, et ce dans 8 pays européens : France, Royaume-Uni, Suisse, Allemagne, Pologne, Italie, Espagne et Pays-Bas. L’un des constats de cette étude est une réelle appréhension de la robotisation dans les entreprises, notamment en France. Au total, 35 % des salariés français interrogés pensent que leur emploi sera automatisé d’ici 15 ans. Les Français sont un peu moins craintifs que les salariés britanniques (40 % d’entre eux ont peur d’être remplacés) et le sont presque autant que les Italiens (34 %). Les Suisses et les Allemands sont en revanche moins inquiets (respectivement 24 et 25 % des salariés pensent qu’ils vont être remplacés).

Les jeunes salariés logiquement plus inquiets

La crainte d’être remplacé évolue en fonction de l’âge des salariés interrogés. En France, la jeune génération (salariés de 16 à 34 ans) est logiquement celle qui appréhende le plus la robotisation. Ces chiffres sont également différents en fonction des secteurs professionnels. Dans les services financiers, 51 % des salariés interrogés craignent un remplacement par automatisation. Dans l’informatique et les télécommunications comme dans le secteur du marketing et des médias, 45 % des salariés sont eux aussi inquiets. Des chiffres qui s’opposent à ceux des secteurs de l’éducation et de la santé, où seulement 18 et 20 % des personnes interrogées pensent qu’elles vont être remplacées par des machines.

Photo d'ouverture : © Unsplash / Andy Kelly

Sur la même thématique

Voir tout