#FBT19 : "L'Open Booking nous permet de sortir de la dépendance des GDS"

Lors de la 4ème édition du Future of Business Travel, le concept de « one stop shop » (OSS) a été abordé lors d’une table ronde réunissant plusieurs acteurs du…

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ML

Margot Ladiray

5 juillet 20193 min de lecture

FBT19
© Archives Travolution

Lors de la 4ème édition du Future of Business Travel, le concept de « one stop shop » (OSS) a été abordé lors d’une table ronde réunissant plusieurs acteurs du marché. Jean Christophe Sabatier, Customer Success Manager chez Travel Planet, Jean-Philippe Doyen, Président de Sixt et Michel Brun, responsable commercial de Tictactrip, ont donné leur vision de l’impact du « one stop shop » sur le marché du Voyage d’Affaires.

Le développement de l’Open Booking marque-t-elle la fin des GDS ? Pour Jean-Philippe Doyen la réponse est non. « Il ne faut pas tomber dans l’opposition des vieux modèles contre les nouveaux. En réalité, les GDS ont leur raison d’être et ne sont pas voués à disparaître. En revanche, aujourd’hui ils ne peuvent pas couvrir l’intégralité de l’offre », a t-il déclaré. Pour Jean-Christophe Sabatier, la marketplace répond à un manque de flexibilité au sein des GDS : « Il y a trop de rigidité actuellement. Cela ne devrait pas être définitif et ils sauront évoluer dans le temps, du moins je l’espère ».

Un contenu enrichit et une offre personnalisée

La définition du « one stop shop » est la suivante : une place de marché unique qui réunit plusieurs fournisseurs. Le consommateur peut ainsi avoir accès à une offre à 360°. « A ne pas confondre avec certains sites qui proposent des offres de transport, d’hébergement ou autre et qui vous redirigent ensuite vers un autre site. Sur le ‘one stop shop’ le client sélectionne et paye directement sur la plateforme, sans redirection. L'objectif est qu'il y ait tout à portée de clic », a ajouté Michel Brun. Mais quel avantage cela représente-t-il pour le voyageur d’affaires ? « Cela permet de mieux fidéliser nos clients et de leur proposer une offre ultra-personnalisée, car l’inventaire est bien plus important », a expliqué Jean-Philippe Doyen. Du côté de Travel Planet, lors de sa création, les fondateurs sont partis du constat que le contenu manquait d’approvisionnement. « Il y avait une vraie volonté de faire accéder les voyageurs à de nouvelles offres », a déclaré Jean-Christophe Sabatier. « Notre job est de répondre à leurs besoins et il fallait donc y répondre à travers un cadre différent. Nous nous engageons auprès d’eux et développons des fonctionnalités selon leurs besoins, et non pas l’inverse », ajoute-t-il.

Une offre plus large donc, plus adaptée et un contenu qui permet au voyageur de gagner du temps lors de l’organisation de son voyage : « Aujourd’hui les nouvelles générations veulent avoir à disposition des informations transparentes et disponibles immédiatement. De notre côté, limiter les redirections et le nombre de clic nous permet d’améliorer notre taux de conversion », explique Michel Brun. Pour les plateformes, cela leur permet également d’être moins dépendantes des GDS et de favoriser la proximité avec les fournisseurs.

La satisfaction client comme objectif final

Pour Jean-Christophe Sabatier : « Notre objectif final est de faire évoluer le marché et de satisfaire le voyageur d’affaires. L’agrégation que nous allons réaliser va lui permettre d’avoir accès à du contenu différent qui va apporter de la fluidité au parcours client. Cela nous permet également de créer une relation de proximité et de confiance avec nos partenaires ». Concernant l’évolution des « one stop shop », l’accessibilité à la technologie pour les entreprise semble faciliter leur développement. « Les technologies ne cessent d’évoluer et il faut aller très vite. Le tout est de s’adapter aux besoins de chacun », conclut Michel Brun.

Photo d'ouverture : Tom.travel

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