Net Managers 2019 : comment transformer le point de vente et la manière de voyager ?

Il y a quelques jours, Eventiz Media Group organisait l’édition 2019 de net Managers au Japon.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

19 juin 20194 min de lecture

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Pascal Malotti à gauche et Adrien Moisson à droite© Archives Travolution

Il y a quelques jours, Eventiz Media Group organisait l’édition 2019 de net Managers au Japon. Cet évènement qui allie conférences, networking et découverte de la destination a été rythmé par des interventions autour de l’expérience en point de vente et de la protection de l’environnement.

Pascal Malotti, Business Development & Strategy Director de Valtech, a été le premier à ouvrir le bal des conférences. « Nous sommes entrés dans l’ère de l’expérience », a-t-il lancé à l’assistance au début de son intervention. Selon lui, la technologie disrupte le monde et transforme les modes de consommation. Tous les secteurs d’activités sont concernés. Airbnb est pour lui le meilleur exemple de disruption. « Celui qui était consommateur est devenu producteur », a-t-il expliqué.

Comment alors éviter de se faire dépasser ? Il faut se concentrer sur les motivations des consommateurs selon Pascal Malotti. C’est ce qu’on appelle le design thinking :

design-thinking

Et pour comprendre ce que veulent les consommateurs, les données jouent bien sûr un rôle primordial. Cela permet de faire de la personnalisation omnicanale.

« Ceux qui pensent que les magasins physiques sont morts se trompent totalement », a-t-il continué en donnant l’exemple d’Apple et du succès de ses boutiques. En revanche, il faut que les marques continuent de développer des réseaux de distribution virtuels. La grande tendance est au service. Beaucoup de marques cherchent à lancer leur propre plateforme servicielle. Valtech travaille notamment avec L’Oréal. Le spécialiste du cosmétique a lancé des boutiques de diagnostic de cheveux afin de proposer les produits les plus adaptés grâce à de l’intelligence artificielle et de la réalité augmentée. « Une passerelle est créée entre le digital et le physique. Il faut chercher à transformer le point de vente », a complété Pascal Malotti. Pour lui, les supermarchés Amazon Go sont un bon exemple de réinvention.

D’un point de vue marketing, le Strategy Director de Valtech a expliqué que la vidéo était le meilleur moyen de partager du contenu. « D’ici 2021, 82% des contenus consommés seront des vidéos », a-t-il ajouté.

Révéler la beauté de la nature grâce à la réalité virtuelle et le jeu

« Quel est le vrai sujet de Game of Thrones ? L’environnement », a introduit Adrien Moisson, CEO de Wild Immersion, captant l’attention de l’auditoire. « Nous sommes à deux doigts d’une crise environnementale. Winter is coming », a-t-il continué. La forêt amazonienne continue de connaître une déforestation dévastatrice.

C’est pourquoi il a créé Wild Immersion, une jeune société qui propose de découvrir la nature et les animaux qui la peuplent à travers la réalité virtuelle. Des réserves virtuelles présentées dans 10 lieux en France et à l’étranger, dont le Jardin d’Acclimatation à Paris et quelques cinémas Pathé. Bientôt, la société s’implantera aux Etats-Unis grâce à l’appui de l’ancien chairman de Dunkin’ Donuts, puis en Chine et en Corée. Wild Immersion est déjà présent en Finlande notamment. Au Jardin d’Acclimatation, 25 000 personnes sont téléportées dans la nature chaque mois.

En parallèle de cette expérience, la société va lancer une application mobile qui marchera comme un Monopoly. Dans le cadre du festival Earth Festival, le public pourra acheter 1m2 de terre pour un euro. Les joueurs pourront gagner des points s’ils possèdent différentes couleurs. Grâce à des images satellites, ils pourront voir les terres sauvages. Une photo d’un zèbre permettra de gagner 10 points, une photo d’un lion 100 points, quand celle d’un braconnier rapportera 10 000 points. Une manière d’inciter aux dons en pariant sur l’aspect ludique. Le festival est soutenu par l’ethnologue et primatologue anglaise Jane Goodall, le militant écologiste Paul Watson et l’ONU.

Un jeu est en cours de développement avec Ubisoft. A la manière de Sim City, les joueurs pourront creuser des puits, sélectionner des espaces pour faire de l’agriculture raisonnée, etc. « Le but est de rendre la préservation de l’environnement cool », a complété Adrien Moisson. En montrant la beauté de la nature, la société espère crée des vocations et des prises de conscience.

Avec cette banque d’images, Wild Immersion ambitionne de créer une agence de voyage virtuelle. « Il nous reste à filmer les grandes villes et nous aurons toutes les destinations filmées à 360° », a révélé le CEO. Pour lui, cela peut être un aperçu du Tourisme du futur, plus écologique. « Wild Immersion n’a pas été créé pour inciter au voyage, mais pour inciter à la protection de la faune et la flore », a-t-il ajouté. Le projet devrait voir le jour en septembre prochain.

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