Paris Air Forum : l'aérien décolle grâce aux nouvelles technologies

Lors du Paris Air Forum ayant eu lieu le 14 juin, les professionnels de l’aérien se sont rassemblés autour du thème : DATA Révolution.

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ML

Margot Ladiray

17 juin 20194 min de lecture

PAF
© Archives Travolution

Lors du Paris Air Forum ayant eu lieu le 14 juin, les professionnels de l’aérien se sont rassemblés autour du thème : DATA Révolution. Avion sans pilote, IA, Wi-Fi, amélioration de l’expérience client … Les compagnies aériennes et les équipementiers y ont livré leur vision sur l'évolution du marché.  

Chez Air France, la connectivité à bord est devenue l’une des priorités pour l’année 2019 : « Aujourd’hui, 50 de nos avions proposent le Wi-Fi à bord. Notre objectif est que d’ici la fin de l’année la moitié de notre flotte soit connectée et qu’en 2020 l’ensemble de nos appareils proposent une connexion à bord », déclare Carole Peytavin, Directrice de l’expérience client Air France.  L’objectif : enrichir l’offre de divertissements et proposer l’accès aux services de messagerie à bord. En parallèle, la compagnie a annoncé tester actuellement une nouvelle application mobile afin de mesurer l’appétence des clients pour les services à bord.

Pour David Garcia, Directeur Commercial de Vueling : « La mise en place du Wi-Fi coûte très cher. A court terme, on ne pourra pas ne pas faire payer nos clients ». La compagnie aérienne en a profité pour annoncer la mise en place d’un service Wi-Fi payant très prochainement mais souhaite avant tout rester fidèle à son modèle low-cost : « Nos clients nous choisissent pour le prix. A mon sens, le Wi-Fi n’est pas un critère d’achat sur notre cible et notamment lorsqu’on ne fait que du moyen-courrier », ajoute-t-il.

La course à l’électrique

Autre sujet abordé lors de cette journée de conférences : l’avion du futur. « Il faut aujourd’hui se préparer à se transformer et ce, grâce à la technologie. L’appareil électrique est un sujet d'actualité mais il faudra que de vraies réglementations soient annoncées et pas uniquement au niveau européen, mais mondial », déclare Guillaume Faury, Président Directeur Général d’Airbus. « Nous sommes à une période où nous développons les technologies pour prendre le virage du transport électrique. Elles ne sont pas encore matures mais il faut aller vite. Il se passe beaucoup de choses dans d’autres industries, certaines applicables au marché de l’aérien et d’autres non car elles ne permettent pas de faire voler un avion », ajoute-t-il. La première piste : l’énergie décarbonée et la digitalisation. « Mais là aussi il faudra un véritable cadre réglementaire, notamment sur les technologies utilisées », confirme Guillaume Faury.

En parallèle, le PDG d’Airbus affirme que le développement de l’impression 3D permettra à terme, de produire plus et plus rapidement : « C’est un véritable atout pour le domaine de la conceptualisation et de la construction car ce qui est sûr est que l’avion de 2023 sera beaucoup plus complexe que les appareils d’aujourd’hui».

L’IA et l’importance des données

Pour Patrick Gandil, Directeur Général de l’aviation civile à la DGAC : « L’impact de l’IA dans l’aéronautique est certain. On travaille aujourd’hui sur des données d’entrée et de sortie pour comprendre automatiquement comment les appareils fonctionnent ». Du côté de IATA : « L’IA est importante pour la maintenance et le prédictif afin d’adapter nos comportements », commente Alexandre de Juniac, Président de IATA. Concernant la question des avions en pilotage automatique, le Président confie : « Les technologies sont déjà prêtes en réalité. Ce qui pose problème c’est l’acceptation du public, c’est plus compliqué. Il nous faudra encore quelques années avant que des voyageurs acceptent de monter dans un avion où il n’y a pas de pilote ».

Concernant la data, les données sont des éléments clés pour améliorer l’expérience client et le fonctionnement des aéroports, notamment pour fluidifier le trafic. « Nous voulons désormais que le passager puisse arriver sur son siège à bord et avoir une offre de divertissements sur-mesure, selon ses goûts. De même pour le choix des menus et des achats produits », déclare Patrice Caine, PDG de Thales.

« Les données sont des sources très précieuses qui peuvent nourrir plusieurs technologies comme la biométrie et l’IA. A terme, elles pourront permettre d’attribuer un identifiant numérique dès l’achat du billet. Le voyageur pourra ainsi être reconnu tout au long du parcours de sécurité et n’aura plus besoin d’avoir un billet physique sur lui ou même son passeport », ajoute-t-il. En revanche, Thierry Breton, Président d’Atos met en garde les professionnels du secteur : « L’IA, nous allons en retrouver de partout et ce dans toutes les composantes du secteur de l’aérien. Viendra alors le problème de la régularisation et de l’acceptabilité de la part des clients. »

Photo d'ouverture : Tom.travel

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