2030 : des vacances sous satellite

En introduction à la table-ronde dédiée à l’impact du spatial sur la mobilité aux Rencontres nationales Tourisme & Spatial, Jean-Luc Boulin, Directeur de la…

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Hugo Pellegrin

31 mai 20194 min de lecture

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© Archives Travolution

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En introduction à la table-ronde dédiée à l’impact du spatial sur la mobilité aux Rencontres nationales Tourisme & Spatial, Jean-Luc Boulin, Directeur de la MONA, le réseau des offices de Tourisme de la Nouvelle Aquitaine, a imaginé comment les touristes voyageront en 2030. Dans cette simulation, Lise et John, un couple de ressortissants britanniques installés à Paris à l’issue du Brexit, souhaitent passer un week-end à La Rochelle avec leur fils.

« En 2030, pour limiter l’empreinte environnementale du Tourisme, les citoyens ont le droit d’effectuer un grand voyage une année sur deux », a expliqué Jean-Luc Boulin. Dans ce contexte, le train est le mode de transports favori des touristes. A cette époque, ils ne réfléchissent d’ailleurs plus en termes de kilomètres parcourus mais en temps d’accès.

« Ils ne réfléchissent pas non plus à la réservation de l’hébergement. En tant que membres premium de l’acteur mondial de référence AirbnCore, ils ont la garantie de trouver l’hébergement qui leur correspond en temps réel », a prédit Jean-Luc Boulin. Un comportement rendu possible grâce à l’application de mobilité du couple qui analyse les flux de fréquentation en temps réel. « L’application combine les observations satellites aux données remontées par les utilisateurs sur le terrain pour identifier avec plus de précisions les zones de congestion », a-t-il détaillé.

Mobilité : des services sécurisés et intuitifs

Arrivés en gare de La Rochelle, c’est la déception pour John qui souhaitait séjourner sur l’île de Ré : l’application l’alerte qu’une arrivée massive de cyclistes rend difficile l’accès à l’île. Le couple décide donc de rejoindre les terres du Marais Poitevin où l’affluence est moindre. « En 2030, les destinations ont bien compris que la lutte contre le surtourisme passe par la mobilité et la gestion de flux en temps réel », a souligné Jean-Luc Boulin. L’opportunité d’irriguer également des territoires en devenir, et ce, depuis les gares ferroviaires.

Lise et John décident donc de récupérer deux « side-vélos » électriques en gare de La Rochelle pour rejoindre via la voie verte leur hébergement. « Ce service de mobilité douce est inclus dans le prix de leur billet ‘OuiWeek-end’ et accessible toujours depuis la même application », a précisé Jean-Luc Boulin. Intuitivité et infrastructure sont les clés de la mobilité. Les professionnels du Tourisme l’ont bien compris en 2030.

Mes vacances sans satellite

« Le lendemain, le couple part en balade à vélo et évite les intempéries grâce à son application météo qui rafraichit les informations toutes les 15 minutes », a indiqué Jean-Luc Boulin. Comme pour l’application de mobilité, les utilisateurs affinent les prévisions météo en faisant remonter les données en temps réel.  En 2030, le crowdsourcing est monnaie courante pour affiner la précision des applications. Après une soirée à La Rochelle, le couple décide de passer son dimanche à la plage. L’observation satellite leur permet d’identifier où se situent les bancs de méduses sur le littoral. Pour s’y rendre, Lise et John décident alors d’emprunter un véhicule autonome en libre-service depuis La Rochelle.

Fin du week-end pour le couple. « Après ce séjour hyperconnecté, le couple passera ses vacances d’été sans satellite », a expliqué Jean-Luc Boulin. En 2030, les voyageurs souhaitant passer au moins une semaine dans l’année sans GPS et sans smartphone sont de plus en plus nombreux. « Après un week-end d’initiation à l’orientation, autre tendance forte de l’époque, Lise et John décident alors de partir en camping dans le Cher », a-t-il poursuivi. Armés d’une boussole et d’une carte d’état-major, c’est à vélo mécanique que le couple se rendra dans son lieu de déconnexion. « A l’abri des notifications, des mails et des réseaux sociaux de leur smartphone, le couple se rend compte qu’il gagne 3 heures de temps de vacances par jour », a conclu Jean-Luc Boulin.

Photo d’ouverture : NASA

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