Avec la nouvelle version de ses lunettes intelligentes dédiées aux professionnels, Google emboîte le pas à Microsoft et son casque Hololens. Quelles sont les applications potentielles pour les acteurs du Tourisme ?
Jamais deux sans trois. En 2014, Google présentait la première version de ses Google Glass, une paire de lunettes en réalité augmentée qui n’a pas créé l’engouement du grand public. Deuxième tentative en 2017 avec une orientation professionnelle cette fois au travers du modèle Glass Enterprise Edition. Un virage stratégique illustrant la volonté de Google de concurrencer Microsoft et son casque Hololens notamment. La firme de Mountain View dévoile désormais la version 2 de ses lunettes de réalité mixte, toujours destinée à la cible professionnelle.
Un second souffle généré par les progrès en intelligence artificielle réalisée par la firme. Les Glass 2 intègrent ainsi un processeur dédié à l’IA et à la réalité virtuelle. Dans leur première version, il était complexe de développer de nouveaux services. Désormais, l’intégration du système d’exploitation Android Oreo 8 fait des Glass 2, un produit intégré à l’écosystème logiciel de la firme. Autrement dit, il faudra (quasiment) les mêmes compétences pour développer une application mobile Android qu’un service pour Google Glass. Quant au prix, Google est passé de 1500 dollars à 999 dollars, soit trois fois moins cher que les lunettes de Microsoft.
Des professionnels augmentés
Avec leurs produits, Google et Microsoft veulent augmenter les capacités des professionnels grâce à un support connecté qui n’encombre pas leurs mains. L’occasion pour un ingénieur en aéronautique d’invoquer en temps réel un expert situé à l’autre bout du monde pour résoudre un problème sur un moteur d’avion. Une particularité qui pourrait potentiellement dépoussiérer les services d’assistance existants dans le Tourisme. Un agent de voyage situé à des milliers de bornes de ses clients pourrait s’immerger instantanément dans leur environnement pour les conseiller au mieux.
À l’heure où le recours à la reconnaissance faciale est fréquent en aéroports, les lunettes pourraient permettre un contrôle automatique des voyageurs par le personnel. Une idée qui avait d’ailleurs séduit les équipes de la SNCF en 2014, lors de la sortie du premier modèle de Google Glass. Enfin, équiper le PNC ou le personnel d’un hôtel de ces dispositifs pourrait permettre de personnaliser l’expérience voyageur. Le tout, en temps réel et sans s’encombrer d’une tablette ou d’un smartphone à l’instar de Air New Zealand. Le développement d’applications et de services étant plus facile désormais, il y a fort à parier que les acteurs ou de nouveaux arrivants imaginent de nouveaux cas d’usages intéressants pour le Travel.
Photo d’ouverture : Google