Comment se servir des Google Glass dans le tourisme ?

Un Glass Camp dédié au Tourisme s’est déroulé hier dans les locaux de Voyages SNCF.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

23 juillet 20145 min de lecture

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© Capture d'écran

Un Glass Camp dédié au Tourisme s’est déroulé hier dans les locaux de Voyages SNCF. L’occasion de réfléchir autour de l’utilisation des Google Glass dans le Tourisme afin d’améliorer l’expérience client. Des idées dont les pros du Tourisme devraient s'inspirer.

Les Google Glass, même si elles ne sont pas encore commercialisées en Europe et sont encore en train d’être améliorées, ont un bel avenir dans le Tourisme. C’est en tout cas l’idée qui est ressortie hier, lors du Glass Camp dédié au secteur. A travers des meet-up, des hackatons et des conférences, le Glass Camp donne rendez-vous régulièrement aux amoureux des lunettes connectées de Google pour échanger des idées, les tester ou même monter un projet. Avec plus de 1000 membres aujourd’hui, la communauté Glass Camp ne cesse de s’agrandir. Pour ce meet-up spécial Tourisme, c’est dans les locaux de Voyages SNCF qu’avaient rendez-vous les participants.

Voyages SNCF veut faciliter la vie des passagers

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Frédérique Ville, directrice de l’innovation chez Voyages SNCF a fait savoir d’emblée qu’elles étaient ses ambitions avec les Google Glass : « Nous ne voulons pas nous servir des lunettes connectées juste pour dire que nous utilisons les nouvelles technologies. Notre but est d’apporter un nouveau service à nos clients ». Pour le moment, Voyages SNCF développe un service avec Octo Technology qui concerne surtout les étrangers qui ne parlent pas français et qui voudraient réserver un billet sur le site. Grâce aux Google Glass, un conseiller peut voir ce que le client fait et peut le guider et le conseiller. Frédérique Ville a également d’autres idées en tête : « Les lunettes connectées pourraient indiquer sur quel quai le voyageur doit se rendre et afficher en temps réel l’itinéraire à suivre. C’est plus pratique car il a les mains libres pour porter ses bagages. Il est également possible d’imaginer quelque chose de plus poétique, les Google Glass pourraient afficher un poème sur l’écran en fonction du paysage qui défile ».

Lors du brainstorming dédié aux Google Glass et au voyage, les participants ont également avancé des idées applicables par Voyages SNCF. Parmi elles, la reconnaissance faciale qui permettrait de ne plus se servir de billets. Le contrôleur n’aurait qu’à identifier les passagers grâce aux lunettes connectées. Autre idée, celle du téléguidage lorsqu’un voyageur arrive en gare. Les Google Glass pourraient guider le voyageur vers la station de taxi ou de bus la plus proche. Enfin, pour le côté divertissement, les passagers pourraient voir en temps réel sur leurs lunettes l’avant du train grâce à une caméra.

GuidiGO veut révolutionner la culture

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David Lerman, CEO de GuidiGO, a également pris la parole lors du Glass Camp afin de présenter son service d’application qui permet de créer des visites guidées. D’abord présente sur mobile, la société s’intéresse désormais aux Google Glass et a récemment lancé son application sur les lunettes. Il a rappelé que les Google Glass ne faisaient pas de réalité augmentée puisque ce que l’on voit à travers les lunettes est réel. Il s’agit plutôt d’un apport d’informations qui vient enrichir l’expérience de l’utilisateur.

A l’issue du brainstorming consacré aux Google Glass et à la culture, plusieurs idées ont été retenues : la possibilité d’accéder à une base de photos similaires à celle que l’on vient de prendre lorsqu’elle n’est pas très réussie ou encore la création d’un carnet de voyage.

Oculus Rift pour aller plus loin que Google

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Si les Glass Camp tournent surtout autour des lunettes connectées de Google, l’Oculus Rift, un casque de réalité virtuelle récemment racheté par Facebook, a également était évoqué lors du meet-up. Plus que d’apporter des informations complémentaires, ce casque permet de vivre des choses virtuellement, à 360°, comme si on y était. Des applications en cours de développement sont déjà disponibles sur l’Oculus et permettent pas exemple de visiter un musée en zoomant sur les tableaux, de visiter une ville à la Google Maps ou encore des monuments. De grandes entreprises réfléchissent actuellement à l’utilisation du casque, comme Dassault Systems et la Monnaie de Paris qui proposent de visiter le bâtiment, Airbus qui travaille sur une simulation de turbulences en avion afin de contrer la phobie du vol ou encore Tourism Australia qui propose de visiter Sydney à 360°.

Plusieurs idées ont été retenues à l’issue du brainstorming sur l’Oculus et le Tourisme. Pour l’effet « Waouh », les musées pourraient proposer aux visiteurs de s’approcher des tableaux qui prendraient vie et feraient voyager l’utilisateur à l’époque qu’ils mettent en scène. Pour ce qui est des idées plus facilement réalisables, les participants ont évoqué la visite d’une chambre d’hôtel à 360° afin de savoir à quoi s’attendre avant de réserver. Un service qui existe déjà plus ou moins sur Internet et que propose déjà le groupe Accor. L’oculus pourrait également être utilisé par les agences de voyage en mal de clients afin de faire découvrir une destination virtuellement avant même d’y poser le pied.

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