#VivaTech : des voitures volantes, le succès d’Alibaba et le laboratoire FAIR de Facebook

Hier a débuté la grande messe des startups à Paris : le salon Viva Technology.

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Julia Luczak-Rougeaux

17 mai 20195 min de lecture

#VivaTech : des voitures volantes, le succès d’Alibaba et le laboratoire FAIR de Facebook
© Archives Travolution

Hier a débuté la grande messe des startups à Paris : le salon Viva Technology. Parmi les nombreuses conférences de la journée, la startup Lilium est revenue sur les avancées de sa voiture volante ; Jack Ma, fondateur d’Alibaba, a partagé sa vision de l’entrepreneuriat et l’équipe de Facebook est revenu sur les travaux réalisés dans son laboratoire d’intelligence artificielle, FAIR.

Alors que le président Emmanuel Macron serrait des mains à quelques mètres de là, la startup Lilium était sur scène pour présenter son concept de voiture volante : Lilium. « Nous somme fiers d’annoncer que nous avons réussi notre premier décollage », a déclaré Patrick Nathen, co-fondateur de Lilium. Auparavant, il s’agissait seulement de prototypes.

L’aéronef électrique a été conçu pour embarquer cinq passagers. Il devrait se déplacer à 300 km/h et posséder une autonomie de 300 km. « Il y a une vraie demande, a continué le co-fondateur. Nous voulons gérer toute l’infrastructure ainsi que les pilotes pour que les passagers ne se soucient de rien ». Interrogé par un journaliste de TechCrunch, Patrick Nathen a précisé qu’il ne s’agissait pas de jets privés améliorés : « Nous voulons justement que ce soit tout sauf privé ».

Pour le moment, les préoccupations de la startup ne tournent pas autour des véhicules autonomes. Dans l’immédiat, son projet n’est pas de rendre ses aéronefs autonomes. Elles tournent plutôt autour de la législation. Si elle veut faire voler ses engins, elle doit encore obtenir l’autorisation de l’Agence européenne de la sécurité aérienne et de l’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis. Un sujet commun à de nombreuses startups qui se lancent sur ce créneau. Une autre société croisée au détour des allées, HoverTaxi, espère également obtenir les autorisations d’ici 2022 pour faire voler son aéronef électrique.

vivatech-lilium Lilium au micro de TechCrunch

Les 4 objectifs du laboratoire FAIR de Facebook

vivatech_facebook Pierre-Louis Xech sur le stand de Facebook

Sur le stand de Facebook, Pierre-Louis Xech, Research Program Manager, a présenté le laboratoire du réseau social, spécialisé dans l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, FAIR est présent dans 8 villes à travers le monde, dont Paris. Plus de 250 personnes travaillent sur ces problématiques, dont 110 ingénieurs, 110 scientifiques et 30 étudiants. L’objectif de FAIR ? Faire avancer les recherches sur l’IA en partageant ses travaux en open-source.

Le laboratoire travaille sur 4 grands thèmes :

  • La perception : faire en sorte que l’IA reconnaisse les éléments d’une photo par exemple
  • La réflexion : donner la capacité aux machines de faire des déductions
  • La prédiction : faire en sorte que l’IA puisse anticiper grâce aux informations qu’elle possède
  • La planification : quand les machines permettront de mettre en place des stratégies

Depuis 2012, des progrès significatifs ont été réalisés selon Pierre-Louis Xech. « Auparavant la Kinect était capable de reconnaître des gestes simples, désormais il est possible de reconnaître la composition d’un corps, même en mouvement », a-t-il expliqué. Lors de la conférence F8, Facebook a également partagé ses avancées sur la modélisation 3D d’un visage. Il est possible de créer des avatars très réalistes à partir de simples vidéos.

La prochaine étape pour le laboratoire ? Passer d’un apprentissage supervisé (la machine se base sur des exemples) à un apprentissage non supervisé (la machine reconnaît les caractéristiques communes toute seule).

Alibaba veut devenir une référence globale d’ici 5 ans

vivatech-alibaba

Fidèle à lui-même, le fondateur du géant chinois Alibaba, a assuré le show devant un salle comble. Chaque punchline a été chaleureusement applaudie par l’audience. Si le discours du milliardaire avait des côtés évidents/mielleux du type « il faut toujours penser au futur » et « il faut être focus sur ses équipes », il a donné son avis plus original à plusieurs reprises et est revenu sur son parcours.

Il a notamment lancé à l’audience : « Ne perdez pas temps avec les investisseurs. Quand vous serez en difficulté ils vendront aussi vite ! ». Pour lui, sa réussite est due à l’attention particulière qu’il a accordée à ses collaborateurs et à ses clients. On se souvient d’une vidéo où il expliquait ses ambitions à son équipe très réduite, il y a 20 ans :

« Je me projette toujours à 20 ans. Notre stratégie pour 2036 est de passer de 40 millions d’emplois créés à 100 millions d’emplois à travers le monde. Nous ne voulons pas obtenir une valorisation de 10 milliards de dollars, mais plutôt devenir la référence globale en termes d’achats, de vente, de paiements, de livraison, et de voyages d’ici 5 ans », a-t-il complété. Après avoir conquis la Chine, Alibaba compte bien conquérir le monde, y compris dans le secteur du Voyage avec sa filiale Fliggy.

Il a également émis des inquiétudes concernant l’Europe. Il ne comprend pas pourquoi le vieux continent se complique la vie avec la législation : « Je m'inquiète des soucis de l'Europe. L'Afrique ne s'inquiète pas. L'Asie ne s'inquiète pas. Qu'est-ce qui les inquiète ? », a t-il ironisé. Il a expliqué qu’il y a 20 ans, la Chine était bien moins avancée que l’Europe et les Etats-Unis en matière d’innovation. Et aujourd’hui, on la craint. Pourquoi ? Car en Chine « On commence par résoudre les problèmes, puis on réfléchit ensuite aux règles et aux lois ». Selon lui, c’est pour cela que le e-commerce et le mobile ont connu un essor fulgurant ces dernières années.

Photo d'ouverture : TOM

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