L’œuvre artistique « Past, Present and Future », dépeinte par 3 artistes (Duck knees, Diego Salas et NeoMam Studios), tombés dans la marmite Photoshop lorsqu’ils étaient petits, nous fait voyager à travers le temps par le biais de leurs créations. La société d'assurance Budget Direct les a sollicités pour nous laisser entrevoir notre vie urbaine si les projets architecturaux les plus ambitieux de notre siècle venaient à voir le jour. Pour chaque ville, les trois artistes se sont penchés sur le travail de plusieurs architectes. Nous en avons sélectionné trois.
A une ère où plus de 50% de la population mondiale vit en ville, ces projets nous proposent des solutions aux problématiques de surpopulation, de pollution et de destruction des ressources naturelles. Des visions correctrices qui n’en restent pas moins à l’état de projet, mais qui tentent de présager un avenir conjuguant nouvelles technologies, écologie et bien vivre ensemble.
Paris comme poumon vert de l'Europe
Paris 2050 imaginé par le cabinet Vincent Callebaut Architectures
Vincent Callebaut, architecte belge, se veut « bâtisseur et non un rêveur » du Paris 2050. Le cabinet Vincent Callebaut Architectures a été missionné, après appel à candidature en 2014 par la mairie de Paris, pour transformer une capitale vibrante et énergivore en poumon vert de l’Europe.
Le cahier des charges était le suivant :
- Confort
- Maîtrise des besoins
- Valorisation des ressources locales
- Adaptation au contexte climatique à venir
- Intégration dans le contexte parisien
Pour ce faire, l’architecte originaire du pays de la frite met en application un concept dont il est le pionnier : « l’archibiotique ». Cette technique, inspirée des carcans chinois refusant toute dissociation entre nature et humanité, est un savant mélange d’architecture, de biotechnologies et de technologies de l’information et de la communication.
On pourrait donc voir émerger d’ici quelques années 8 projets de tours (Mountain towers, Mangrove towers, Photosynthesis towers, etc.) s’inscrivant au sein de 4 contextes redessinant le tissu urbain : Paris historique, périphérique, moderne et futur.
Le leitmotiv de Vincent Callebaut ? « Transformer notre ville organique en un écosystème – et non en un système – tout en respectant et en valorisant son histoire et son tissu patrimonial. »
New-York : des prix qui ne dépendent plus de la hauteur
New-York imaginé par le cabinet Oiio Stuidio
Les New-Yorkais souffrent depuis des années du développement d'une jungle urbaine, dense, vertigineuse et grise. Cependant, ce spectacle pourrait voir émerger une ingénieuse riposte aux spéculateurs immobiliers par la naissance du projet « The Big Bend ».
Les architectes du cabinet Oiio Stuido expliquent : « Le système de zoning en vigueur à New York a engendré un certain nombre d’astuces utilisées par les promoteurs, qui essaient de maximiser la hauteur des tours pour qu’elles puissent bénéficier du prestige propre aux gratte-ciel. Mais que se passerait-il si on substituait la longueur à la hauteur ? Et si nos buildings étaient plus longs que hauts ? ».
Ainsi, le créateur Ioannis Oiaonomou souhaite défier les lois de la gravité en réalisant la tour la plus longue du monde (1 230 mètres). En forme de "U" inversé, elle est située sur la 57ème avenue de Manhattan, en plein épicentre de l’un des quartiers les plus onéreux de New-York. Le but ? Uniformiser le prix du mètre carré.
Moscou : un tournesol pour capter l'énergie solaire

Moscou, ville identifiable par ses constructions soviétiques, verra peut-être bientôt émerger la mystérieuse île flottante de « Crystal Island ». Cette ville dans la ville, véritable mise en abîme, prendrait racine sur la presqu’île de Nagatino à 8 km au sud de la capitale.
Elle accueillerait sur une surface de 2,5 millions de mètres carrés :
- 900 appartements
- 3 000 chambres d’hôtel
- Une école internationale de 500 étudiants
- 16 500 places de parking
Cette tour recouverte de plaques de verre pourrait pivoter sur elle-même tel un tournesol afin de capter l’énergie solaire issue de la photosynthèse. Vantelles et grands atriums situés sur les ouvertures pourraient également permettre l’autorégulation de la température interne au fil des saisons. L’architecte de cette structure ? Norman Foster, à l’origine notamment du Viaduc de Millau. Il décrit son projet comme « l’un des édifices les plus ambitieux au monde ».
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