Des taxis volants à Paris dès 2024 ?

Selon un adjoint à la mairie de Paris, la ville serait favorable à l’expérimentation de navettes aériennes à l’occasion des Jeux Olympiques d’été en 2024.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

19 février 20191 min de lecture

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Le projet Uber Elevate© Archives Travolution

Selon un adjoint à la mairie de Paris, la ville serait favorable à l’expérimentation de navettes aériennes à l’occasion des Jeux Olympiques d’été en 2024.

Après Dubaï, la capitale française deviendra-t-elle le nouveau terrain de jeu des taxis volants ou ADAV (aéronef à décollage et atterrissage verticaux) comme les appellent les puristes ? De nombreux projets se développent actuellement à travers le monde afin de répondre aux besoins grandissant en matière de mobilité urbaine.

« Nous sommes très favorables à une expérimentation de navette aérienne de six à huit passagers entre l'héliport d'Issy-les-Moulineaux et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle d'ici aux Jeux Olympiques de 2024 », révèle Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l'urbanisme, du développement économique et de l'attractivité, à nos confrères des Echos aujourd’hui.

Mais d’ici là de nombreux défis restent à relever, comme la pollution, qu’elle soit sonore ou relative à l'air. Jean-Louis Missika ajoute : « Le bruit devra être extrêmement limité, la motorisation 100 % électrique pour réduire la pollution, et non pas hybride. Enfin, ce mode de transport devra s'inscrire dans un plan de mobilité globale. »

Quel fonctionnement ?

Qui pourrait gérer les décollages et atterrissages de ces appareils ? Les Echos rappellent que le groupe ADP a notamment signé un partenariat avec la start-up française Ascendance Flight Technologies, développeur d'un aéronef à propulsion hybride. Sébastien Couturier, Responsable du pôle innovation du groupe ADP, précise : «  Les vertiports ne seront pas les mêmes pour des véhicules hybrides ou électriques. Rien n'est décidé à ce stade ». Quant au modèle économique, il pourrait prendre deux formes : un système de redevance classique par taxes d'atterrissage ou une plateforme de services comme celle d’Uber. « En 2024, nous serons encore en mode expérimental », conclut Sébastien Couturier.

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