Au Japon, les opérateurs de réseaux ferroviaires devront utiliser des services Cloud certifiés

Après que plusieurs pays lui aient reproché l’absence de normes uniformes sur le sujet, le Japon va adopter système de certification des services de stockage…

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Hugo Pellegrin

7 février 20191 min de lecture

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© Archives Travolution

Après que plusieurs pays lui aient reproché l’absence de normes uniformes sur le sujet, le Japon va adopter système de certification des services de stockage sur le Cloud. Les entreprises en charge d’infrastructures importantes, telles que les réseaux ferroviaires devront impérativement utiliser des services de stockage certifiés. 

2019 est en bonne route pour devenir l’année de la cybersécurité... Pour faire face à la menace croissante, le Japon a décidé de mettre en place un système de certification des services de stockage de données sur le Cloud. Une liste de fournisseurs certifiés verra le jour. Ainsi, les services gouvernementaux devront impérativement exploiter les services certifiés. Une obligation qui concerne également les entreprises en charge d’infrastructures importantes, telles que les réseaux ferroviaires ou d’électricité. Plus largement, toutes les sociétés privées qui collaborent avec l’État devront adopter ces mesures de sécurité. Le système comprendra trois niveaux de sécurité, les organisations gérant des données confidentielles devront adopter le plus haut niveau pour être en conformité. Quant aux documents confidentiels, ils seront conservés sur des supports de stockage non connectés à Internet.

Au travers de cette initiative, le gouvernement nippon a déclaré vouloir se protéger des cyberattaques de la Chine et d’autres pays, rapporte le Straitstimes. L’Etat envisage ainsi d’interdire à Huawei Technologies et ZTE Corp — deux fabricants chinois d’équipements de communication — la fourniture de solutions de communication aux institutions gouvernementales. Plusieurs pays dont les États-Unis et l’Angleterre ont exprimé leurs préoccupations concernant le partage d’informations avec le Japon dues à l’absence de normes uniformes sur la sécurité du Cloud. La mise en place de la nouvelle certification vise à résoudre cette problématique. Les essais débuteront cette année dans le but d’introduire le système complet en 2020.

Photo d’ouverture : Fikri Rasyid

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