La jeune pousse a vendu « moins de dix bulles » à un client américain. À terme, elle ambitionne de rendre ses bateaux volants électriques autonomes. Avant cela, elle devra améliorer les performances de ses batteries… Plusieurs nautiques à parcourir avant de faire de Sea Bubbles la « Tesla des mers ».


Sea Bubbles, la startup qui a mis au point la Bulle, un prototype de bateau « volant » électrique vient de signer son premier contrat. La jeune pousse a vendu moins de dix bulles à un client américain, selon Le Figaro. L’officialisation de la vente s’effectuera lors du Miami Boat Show, le salon nautique de Miami se déroulant au mois de février. Pour rappel, son moteur électrique mis à part, la Bulle navigue sur deux foils — une aile profilée qui se déplace dans l’eau et transmet une force de portance à son support — ce qui lui permet de se déplacer au-dessus de la surface de l’eau.
Une spécificité qui permet aux bulles de ne pas laisser de sillage ou de vagues derrière elles. En Floride, il existe des « no wake zone » des espaces maritimes ou fluviaux dans lesquels il est interdit de laisser un sillage. L’infrastructure des Bulles répond parfaitement à cette contrainte. Ainsi, le cofondateur de Sea Bubbles, Alain Thébault mise sur un marché d’une centaine de Bulles pour Miami. À noter que le modèle économique de la startup repose sur la cession des Bulles. Elles sont vendues entre 150 000 et 175 000 euros, selon le modèle de batteries.
Sea Bubbles : la « Tesla des mers » ?
La production des Bulles s’effectue en Asie et en Amérique. Pour l’heure, le cofondateur recherche avec son client américain un fournisseur de batteries implanté aux États-Unis. À terme, il ambitionne de développer des Bulles autonomes. Mais avant de faire de sa Bulle la « Tesla des mers », il devra améliorer les performances de ses docks et de ses batteries. La startup a choisi de confier la production de ses docks à un prestataire externe pour réduire le temps de recharge. Pour améliorer l’autonomie de ses bateaux volants, Sea Bubbles pourrait se tourner vers des moteurs à hydrogène. La jeune pousse est actuellement en discussion avec les sociétés ABB et Air Liquide, mais se dit ouverte à d’autres alternatives. Quant au retour des Bulles sur la Seine, il semble peu probable… à moins qu’un opérateur privé achète une flotte de Bulles pour la déployer à Paris ?
Photo d’ouverture : Sea Bubbles

