Les 10 technologies qui devraient changer nos vies dans les 5 ans selon les geeks

Dans son rapport intitulé « 10 hot consumer trends », Ericsson dresse un état des lieux des tendances digitales amenées à se développer dans les 5 prochaines…

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Hugo Pellegrin

4 janvier 20197 min de lecture

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Dans son rapport intitulé « 10 hot consumer trends », Ericsson dresse un état des lieux des tendances digitales amenées à se développer dans les 5 prochaines années, en s’appuyant sur les avis d’utilisateurs avancés d’Internet et des nouvelles technologies.

1. Soyez « Aware » !

Doté de plus de capteurs que peut l’être l’intérieur d’une maison, le smartphone est l’instrument idéal pour tout connaître de son utilisateur. Aujourd’hui, il utilise ces capteurs uniquement pour des tâches simples. La reconnaissance faciale sert par exemple à déverrouiller l’écran. Mais le rapport imagine tout à fait la possibilité d’utiliser ces différents capteurs biométriques couplée à des techniques d’IA pour mieux interpréter les émotions notamment. L’IA permettrait par exemple d’identifier l’état émotionnel de son utilisateur en analysant son regard ou le ton de sa voix. Ericsson rapporte que 42 % des utilisateurs d’un assistant personnel s’attendent à ce que leur smartphone les comprenne mieux que leurs amis.

Le rapport prédit que d’ici 3 ans, 6 appareils sur 10 seront capables d’identifier les émotions et d’agir en fonction. Une montre connectée sera par exemple capable de ne plus envoyer de notifications lorsqu’elle comprend que son utilisateur est occupé. Une attente pour 52 % des utilisateurs interrogés par Ericsson. Le plus étonnant est de constater que deux fois plus de personnes interrogées ont davantage confiance en une IA qu’un humain pour garder leurs secrets.

2.Querelles intelligentes

Selon Ericsson, 47 % des utilisateurs d’un assistant virtuel pensent qu’utiliser un autre assistant leur fournira des réponses différentes. Si cela peut paraître banal, il est intéressant de constater que 41 % des personnes interrogées par Ericsson pensent qu’il sera important qu’un couple utilise des assistants compatibles. Sans quoi cela pourrait mener à des « smart quarrels » ou querelles intelligentes entre IA susceptibles d’engendrer des tensions au sein des ménages. Bien que seulement 31 % pensent que les assistants virtuels de leur propre ménage commenceraient à se quereller comme des membres de la famille, 66 % pensent que de tels scénarios familiaux seront courants d’ici 3 ans.

3.Smartphone, nid d’espions

Bien qu’il existe peu de preuves concrètes que les applications mobiles écoutent les conversations de leurs utilisateurs, les suspicions prennent de l’ampleur. 52 % des consommateurs pensent que les applications populaires collectent plus de données que nécessaire pour générer des bénéfices, rapporte Ericsson. Ces utilisateurs ont donc tendance à privilégier les applications qui collectent la data de manière transparente et fiable. La crainte principale des utilisateurs réside dans le fait que leurs données soient vendues à des tiers. Ericsson rapporte que 59 % des sondés exigent l’instauration d’un règlement mondial de la protection des données personnelles, à l’instar du RGPD. Une attente susceptible d’être renforcée à mesure que la digitalisation de la société s’opère.

4.GDPR killed the Internet

À l’inverse, le règlement européen sur la protection des données a engendré un effet néfaste sur le quotidien des internautes. 51 % des interrogés se disent gênés par le fait de devoir lire et accepter un formulaire d’utilisation des cookies pour se rendre sur un site web. Les marques justifient leur usage pour offrir des offres sur mesure aux internautes. Mais ce modèle pose problème lorsque 49 % des internautes déclarent régulièrement devoir visionner une pub avant d’accéder à un site web. Le RGPD aurait-il tué Internet ? Selon Ericsson, 47 % des internautes pensent qu’il est nécessaire de revoir le modèle économique de la publicité en ligne et 42 % estiment que ce sont les fondamentaux d’Internet qui doivent être réinventés. Avant cela, ils souhaiteraient l’instauration d’un accord universel standardisé que toutes les entreprises devraient utiliser pour mettre fin à la problématique des cookies.

5.Vers « l’internet des compétences »

Près de la moitié des personnes interrogées par Ericsson s’accordent à dire que ceux qui passent trop de temps sur Internet semblent oublier comment faire des choses simples dans la vie réelle. Le rapport mise sur un renversement de la situation grâce au recours à la réalité virtuelle et à la réalité augmentée. Ces technologies permettront à quelqu’un qui n’a jamais utilisé un marteau de réparer une chaise. Pour 82 % des interrogés, ces solutions se démocratiseront d’ici 3 ans. 60 % d’entre eux aimeraient avoir des lunettes avec des instructions à l’écran qui les aideraient à réparer presque tout. Un scénario qui mènerait au développement d’un « Internet des compétences » capable d’augmenter les capacités des internautes dans la vie réelle.

6.La fin des tâches fastidieuses

Les assistants virtuels vont-ils devenir des IA à tout faire ? D’après l’étude, 49 % de leurs propriétaires souhaiteraient pouvoir automatiser le réassort domestique de produits génériques. Une volonté qui s’étend également à d’autres tâches fastidieuses, telles que la gestion et le paiement des factures (55 %) ou encore la déclaration d’impôts et la gestion des finances (47 %). Là encore, pour la majorité des utilisateurs ces fonctions se démocratiseront dans les trois ans.

7.Faut-il réapprendre à décider ?

Solliciter les assistants virtuels pour chacun de nos tâches et choix n’a-t-il pas un effet néfaste sur notre esprit critique ? 34 % des utilisateurs d’assistants virtuels font plus confiance à leur IA en tant que nutritionniste qu’en un humain. Ericsson rapporte que plus de la moitié des utilisateurs souhaiteraient que leur assistant — intégré au smartphone ou à une montre connectée — soit capable de les avertir lorsqu’ils vont tomber malades. Et 43 % se disent prêts à se rendre chez le médecin uniquement sur les conseils de leur IA. Si l’automatisation a du bon pour libérer les consommateurs des tâches fastidieuses et faciliter ses choix, en abuser risquerait d’altérer ses capacités de réflexion. Pour pallier à cela, 31 % des interrogés préconisent d’exercer leur esprit dans des sessions de « gymnastique mentale ».

8.Des vacances en VR

Si la technologie semble contribuer au bien-être de son utilisateur, elle lui permet également d’optimiser son empreinte écologique. Quatre répondants sur 10 aimeraient ainsi que leur assistant optimise la température et la gestion des eaux de leur habitation. Ericsson rapporte également que les utilisateurs se disent prêts à limiter leur empreinte écologique en privilégiant le virtuel aux déplacements physiques. D’ici 5 ans, 75 % des interrogés pensent que des solutions de transports virtuels verront le jour et 78 % que les vacances en réalité virtuelle se démocratiseront.

9.Avatar virtuel

Les solutions de réalité virtuelle ou augmentée permettent déjà de créer un double virtuel de plus en plus crédible. Le rapport mise ainsi sur le développement de ces avatars pour permettre aux utilisateurs d’être à deux endroits au même moment. Une technique qui devrait se démocratiser dès cette année pour des réunions d’entreprises pour plus de la moitié des sondés. Au fur et à mesure de leur développement, ces avatars virtuels constitueront de véritables jumeaux numériques rendant la distinction difficile avec leur double humain.

10.5G ou l’ère de l’automatisation

Le développement de la 5G constitue un (des) prérequis pour rendre possible l’automatisation d’une multitude de tâches. L’étude rapporte que 23 % des sondés pensent que la 5G permettra d’optimiser les performances des véhicules autonomes. Ils estiment qu’elle contribuera également à rendre une multitude d’objets connectés utiles. Cette technologie permettra aussi d’améliorer la qualité des expériences en VR. Pour 32 % des interrogés, la 5G leur permettra par exemple de profiter du shopping en VR. Si la 5G s’accompagne de son lot de promesses, les utilisateurs estiment qu’elle aura besoin cependant d’un appareil emblématique qui fera écho auprès des consommateurs. L’étude souligne que le téléphone à intelligence artificielle figure au premier rang des appareils technologiques que les gens achèteront partout. À l’image de l’iPhone qui a défini l’Internet mobile, la 5G aurait-elle besoin d’un mobile à IA ?

L'étude Ericsson est à consulter ici.

Méthodologie : Les conclusions du rapport reposent principalement sur une enquête en ligne réalisée en octobre 2018 auprès de 5 097 utilisateurs avancés d’Internet à Johannesburg, Londres, Mexico, Moscou, New York, San Francisco, São Paulo, Shanghai, Sydney et Tokyo. Les répondants sont des utilisateurs avancés d’Internet âgés de 15 à 69 ans, qui ont un profil urbain d’adopteur précoce avec une utilisation moyenne élevée des nouvelles technologies numériques. Parmi l’échantillon, 47 % utilisent des assistants virtuels (Siri d’Apple, Google Assistant, Alexa d’Amazon, etc.) au moins une fois par semaine et 31 % utilisent une réalité augmentée ou virtuelle (AR/VR) chaque semaine.

Photo d'ouverture : Ericsson

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