Sur le TOTEC 2018, Michel Léger, Executive Vice President Global Sales & Marketing pour Ingenico Group, est monté sur scène pour dresser un état des lieux des solutions de paiement dans le monde. Convaincu que le marché n’a pas encore adressé la solution de paiement adaptée au digital, il a invité la tribune à réfléchir au paiement comme un levier d’expérience. Depuis les années 1950, Visa et MasterCard ont dominé le marché des moyens de paiement. « Avec la démocratisation du web, nous avons assisté à l’explosion de ce marché », a expliqué Michel Léger, Responsable Commercial et Marketing pour Ingenico Group. Du client-serveur au Cloud, l’évolution des infrastructures réseaux a permis aux entreprises de développer une multitude de services digitaux dont des solutions de paiement. « Tout le monde cherche depuis quelques années à trouver LE moyen de paiement du digital, je pense qu’il y a encore un long chemin à parcourir », a-t-il prévenu. Indissociable de la transformation digitale, l’évolution des moyens de paiement est en phase d’accélération alors que le cloud commence à se démocratiser. « Il est désormais possible de connecter le paiement à toute une galaxie de services via des API », a précisé Michel Léger. Cette digitalisation entraîne une multiplication des points de contact avec les consommateurs.
Confiance, universalité et valeur ajoutée
Difficile pour les entreprises d’y voir clair sur le canal à choisir à l’heure où il est possible de payer avec son frigo. Et les alternatives se multiplient… « Nous avons installé des écrans digitaux à la Gare Saint-Lazare qui permettent aux passants d’acheter une place de théâtre simplement en y apposant leur carte », a raconté Michel Léger.
"Désormais les devices de paiements sont multiples. On utilise même les frigos ! La semaine dernière nous avons installé des écrans pour acheter des billets de théâtre dans la @ConnectGares Saint Lazare, avec @BilletReduc" Michel Leger, @ingenico #TOTEC18 #travel @TravelOnMove pic.twitter.com/cHqtOtB6eD
— L'Echo Touristique (@echotouristique) 11 décembre 2018
En Chine Alipay et WeChat Pay dominent le marché ce qui facilite le choix des sociétés, mais la tâche est plus complexe pour leurs homologues occidentaux. « Pour motiver un consommateur à changer de moyen de paiement, il est indispensable de lui fournir une bonne raison », a-t-il expliqué. Autrement dit, l’alternative doit être universelle, inspirer la confiance et démontrer sa valeur ajoutée par rapport à l’existant. « WeChat Pay et Alipay se sont imposés car ils ont intégré la logique d’écosystème à la perfection. Le marché chinois est désormais inaccessible aux sociétés qui n’intègrent pas ces méthodes de paiement », a expliqué le conférencier.
Le paiement n’est plus une commodité
Pour convertir les utilisateurs, les entreprises devront donc miser sur le bon canal. Le marché africain est dominé par les solutions des opérateurs télécoms comme Orange, tandis que Visa et MasterCard se développent sur le marché d’Amérique latine. Aux États-Unis, Google et Apple commencent à pousser leur solution digitale sur le marché. À noter que Google Pay est disponible en France depuis hier, ce qui ajoute une alternative supplémentaire aux nombreux wallets (portefeuille numérique) qui fleurissent en Europe. « La directive européenne instaurée en 2018 a fortement réduit les barrières à l’entrée en obligeant les banques à ouvrir leurs données au tiers », a expliqué Michel Léger. Pour aider les entreprises à y voir clair, le conférencier a conseillé à la tribune d’échanger avec leurs partenaires pour identifier le canal optimal. Aussi, il ne faut plus considérer le paiement comme une commodité. « Pour convertir, il est indispensable que les sociétés intègrent des solutions qui contribuent à la construction de l’expérience de voyage », a conclu Michel Léger. Photo d’ouverture : © Alexandre Nestora