Après le déploiement d’une nouvelle plateforme de surveillance de ses moteurs d’avion, Rolls-Royce déclare travailler à la création de modèles prédictifs. L’opportunité de réduire considérablement les coûts de maintenance.
Rolls-Royce a développé un nouvel outil de surveillance de ses équipements aéronautiques. Baptisée Rolls-Royce Equipment Monitoring, il s’agit d’une plateforme chargée de collecter, stocker et analyser de manière sécurisée les données de ses moteurs Bergen. Grâce à quoi les opérateurs peuvent détecter les erreurs à un stade précoce et éviter les temps d’immobilisation inutile. Cette solution de maintenance a été testée durant plus d’un an auprès des opérateurs. Au-delà du gain de temps qu’elle entraîne, la plateforme permet aux équipes de maintenance d’effectuer leur mission de surveillance à distance.
« Nous pensons que nos clients devraient pouvoir gérer l’équipement de leurs centrales depuis n’importe où dans le monde. Notre concept de surveillance à distance est un exemple de la manière dont nous nous rapprochons de cette réalité, où nos clients peuvent obtenir des informations essentielles en temps réel », a déclaré Rob Borneman, Responsable des contrats de service et des ventes chez Bergen Engines, filiale de Rolls-Royce Power Systems.
Vers une solution de maintenance prédictive
La plateforme met également en lien direct les opérateurs avec les ingénieurs spécialisés de Rolls-Royce. Ils peuvent ainsi analyser les données plus en détail si besoin, lorsque les opérateurs demandent une assistance technique. Une autre fonctionnalité leur permet également de modifier à distance les paramètres opérationnels, pour ajuster ou optimiser les performances de moteurs par exemple. En activant cette option, l’opérateur pourra bénéficier d’un dépannage plus rapide et moins cher en se passant de l’envoi d’un technicien sur site.
Rolls-Royce a déclaré désormais travailler sur la création de modèles prédictifs pour améliorer encore les processus de maintenance. « L’étape suivante consiste à détecter et à résoudre les problèmes avant qu’ils ne surviennent. De vastes ensembles de données provenant de centrales électriques sont déjà en train d’être analysés à l’aide de l’apprentissage automatique, et les leçons retenues seront mises à profit pour améliorer les performances de la centrale et réduire les temps d’immobilisation supplémentaires », a précisé Rob Borneman.
En matière de maintenance, la réalité virtuelle constitue également une technologie dans laquelle investit le constructeur. L’entreprise déclare avoir déjà mis au point un prototype de jumeau numérique de ses moteurs. Une technique également expérimentée par les équipes de la SNCF.
Photo d’ouverture : © Rolls-Royce