Avec son nouveau CEO, Hub One met désormais l’accent sur la cybersécurité

Après avoir passé 10 ans chez SFR, Guillaume de Lavallade a rejoint l’équipe d’Hub One en qualité de Directeur Général il y a moins d’un an.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

6 novembre 20184 min de lecture

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© Archives Travolution

Après avoir passé 10 ans chez SFR, Guillaume de Lavallade a rejoint l’équipe d’Hub One en qualité de Directeur Général il y a moins d’un an. Pour cet adepte de la série Le bureau des Légendes, l’une des priorités est la cybersécurité. Une stratégie initiée dès le rachat de la startup Sysdream, spécialisée dans ce domaine, en juin dernier. Nous l’avons interrogé pour en savoir plus sur ses projets avec l’entreprise et connaître les axes de développement d’Hub One.

DE LAVALLADE-Guillaume Guillaume de Lavallade, CEO d'Hub One

Pourquoi avoir rejoint Hub One ?

J’ai été attiré par les problématiques de l’entreprise autour de la digitalisation. Dans les aéroports, elle concerne notamment le parcours passager. Il y a aussi la problématique de dématérialisation des flux, complétée d’une couche de sécurité et de temps réel. Par exemple, le processus de réconciliation bagage est un processus en temps réel et cela demande une certaine exigence.

J’ai été impressionné par le niveau de service et d’exigence d’une ETI comme Hub One qui fait un chiffre d’affaires de 160 millions d’euros et emploie un peu plus de 500 personnes. Cela peut sembler convenu, mais l’implication des équipes et la connaissance métier sont vraiment importantes. Cela permet de digitaliser finement. Enfin, il y a une vraie capacité à innover. C’est ancré dans la culture de la société.

Que représentent les aéroports en termes de parts de marché pour Hub One?

Les aéroports représentent de 30 à 40% de notre chiffre d’affaires. Nous avons vocation à travailler dans bien d’autres secteurs, notamment sur le volet de la cybersécurité. Nous sommes présents à travers 10 agences en France. Nous tirons notre niveau d’exigence des aéroports et nous en faisons bénéficier d’autres entreprises.

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce volet cybersécurité ?

Nous avons racheté récemment Sysdream, une société qui fait de la sécurité offensive. Nous développons une activité de security operation center, une tour de contrôle de tous les évènements liés à la cybersécurité qui peuvent arriver chez nous. Cela commence par une phase de collecte chez une entreprise, comme les identifiants de tous les systèmes par exemple. Ensuite un certain nombre de règles métier et d’alarme sont mises en place afin d’identifier des anomalies et les supprimer.

Historiquement, la filiale d’ADP portait essentiellement sur l’activité de télécoms. Il y a eu des acquisitions ensuite dans la traçabilité et la mobilité. Mais la digitalisation des sociétés passe aussi par la sécurité. C’est devenu indispensable. La partie cybersécurité ne pèse pour nous que 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, mais la croissance est de 40%. D’ici 7-8 ans, cette activité a vocation à atteindre une cinquantaine de millions d’euros.

Que proposez-vous du côté des objets connectés ?

Nous avons plusieurs technologies à disposition pour assurer une connexion : du RFID, le réseau LoRa, du cellulaire, du Wi-Fi de la 4G et demain de la 5G. Nous nous posons 3 questions à chaque mise en place : l’objet est-il en mobilité ? Y a-t-il un échange d’informations ? Son usage est-il critique ? Notre force est d’être capable de proposer la solution la plus pertinente.

La vie technologique à laquelle nous sommes confrontés à titre privée a avancé plus vite que les technologies professionnelles. Regardez l'Armée. Auparavant, elle faisait bénéficier le grand public des avancées technologiques. Désormais, c’est elle qui s’inspire du grand public. Les drones en sont un exemple. Il en est de même pour le domaine aéroportuaire où la 4G arrive tout juste. Et avec la 5G, le terrain de jeu va être énorme.

Y a-t-il des technologies qui ont attiré votre attention récemment dans le secteur aéroportuaire ?

Les valises connectées qui permettent de suivre les voyageurs. Le mécanisme de reconnaissance faciale, la motorisation, tout ça condensé dans une valise, c’est assez impressionnant. C’est peut-être un peu gadget, mais je crois à ce genre de technologies. Pour moi, c’est la même situation que lors de l’arrivée des smartphones. Ils ont mis du temps à véritablement se démocratiser.

Quels seront vos grands chantiers dans les prochains mois ?

Avec la digitalisation, nous sommes en train de vivre une véritable révolution industrielle. Bien entendu, mon objectif des prochains mois sera de guider Hub One vers la croissance. Cela nous permettra d’être à la pointe de l’innovation. Nous allons nous pencher sur le potentiel de la 4G et de la 5G et sur l’utilisation du temps réel. Puis nous allons continuer de développer nos activités autour de la cybersécurité.

Photo d'ouverture : Shane Rounce

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