Ces startups qui digitalisent le patrimoine culturel

A l’occasion du salon international du patrimoine culturel, une table-ronde a rassemblé plusieurs startups spécialisées dans la valorisation du patrimoine…

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Julia Luczak-Rougeaux

31 octobre 20184 min de lecture

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© Archives Travolution

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A l’occasion du salon international du patrimoine culturel, une table-ronde a rassemblé plusieurs startups spécialisées dans la valorisation du patrimoine grâce au digital.

Avec huit personnes présentes dans le panel, cette table-ronde organisée par le salon international du patrimoine culturel n’en était pas vraiment une. Impossible de lancer un débat lorsque l’on est aussi nombreux. Ce fut davantage l’occasion d’en apprendre plus sur les startups venues présenter leur solution, même si chez TOM nous en connaissons déjà la plupart.

GuestViews, la startup qui crée des livres d’or numériques

GuestViews était l’une des startups présentes autour de la table. Spécialisée dans les livres d’or numériques, elle permet aux lieux culturels de mieux s’approprier le contenu laissé par les visiteurs. « Nous accompagnons nos clients sur deux aspects. La collecte de commentaires, afin d’évaluer la satisfaction ou connaître le contexte de la visite, et l’analyse de ces informations pour piloter la relation avec les visiteurs », a détaillé Rebecca Spano, Business Developer chez GuestViews. Des données précieuses pour améliorer l’expérience de visite ou mieux piloter la relation client.

Patrivia, la billetterie en ligne pour le patrimoine

Patrivia est quant à elle la première billetterie en ligne au service du patrimoine. Elle comptabilise plus de 300 lieux à travers la France et la Belgique. Christian Clarke de Dromantin a expliqué que de nombreux petits lieux culturels, comme des châteaux par exemple, souffraient aujourd’hui de la concurrence de lieux bien plus connus. Difficile d’exister sur Google avec un budget limité et une faible notoriété. Certains monuments ne possèdent même pas de site Internet. Patrivia s’est donc lancé pour les mettre en valeur et augmenter les visites.

Affluences, l’application pour mesurer et prédire l’affluence

L’application Affluences existe depuis 4 ans. Le principe ? Communiquer et prévoir l’affluence dans les lieux de patrimoine. Grâce à des capteurs au dessus des files d’attentes et des caméras infrarouges dans les pièces, la startup permet à ses clients de gérer les flux en temps réel. Le public peut quant à lui préparer sa visite. Avec les données récoltées, la société peut ensuite faire des prédictions sur la journée ou plusieurs jours à l’avance. « Nous travaillons avec plus de 400 établissements et possédons plus de 400 000 utilisateurs », a précisé Clémentine Lamendin, Chargée des partenariats Musées et Monuments chez Affluences.

Studio Sherlock met en valeur les chantiers

Studio Sherlock se positionne sur un créneau particulier : les chantiers des lieux de patrimoine. Elle les aide à faire vivre leurs travaux en les rendant « public » à travers des vidéos, des articles, des podcasts, etc. « Plutôt que de créer une frustration chez les visiteurs qui ne peuvent pas voir ou se rendre dans certaines parties du lieu, nous lui proposons de comprendre ce qu'il se passe », a expliqué Charlotte Trigance, co-fondatrice de la startup.

Rêve de châteaux, le Airbnb des châteaux

Lorsqu’il présente sa startup, Colas Guyonnaud, DG de Rêve de châteaux, parle d’un Airbnb des châteaux. La plateforme propose de réserver un lieu haut de gamme pour une location, un mariage, des séminaires ou des chambres d'hôtes. 550 châteaux sont référencés. La jeune pousse possède également un partenariat avec Vieilles Maisons Françaises.

Agilys, l’agence qui accompagne dans la transformation digitale

Enfin, Agilys est une agence de conseil qui accompagne les lieux de patrimoine à se digitaliser pour être plus en adéquation avec les nouveaux usages. Delphine Nguyen, Présidente d’Agilys accompagne notamment les monuments dans leur stratégie de communication sur les réseaux sociaux et le Web.

Le patrimoine a encore beaucoup à faire

Au cours de la table-ronde, toutes les startups se sont accordées pour dire que beaucoup d’acteurs du secteur du patrimoine culturel ont encore un grand travail à faire du côté de la digitalisation. C’est pour ça que la plupart s’est lancée. D’ailleurs, la majorité du panel n’était pas issue du monde du patrimoine mais plutôt du commerce. Par manque de connaissances ou de lourdeur administrative, ces lieux ont besoin des startups pour s’adapter au monde d’aujourd’hui, investi par les nouvelles technologies.

Photo d'ouverture : William Krause

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