Lors du AIR Symposium 2018 organisé par IATA, une table-ronde intitulée « A view from the leisure side » a réuni plusieurs OTA et fournisseurs afin d’évoquer les mutations que connaît la distribution aérienne.
Plusieurs sujets autour de la distribution aérienne ont été évoqués lors de cette table-ronde. Robert Albert, CEO de Routehappy by ATPCO, a notamment parlé des attentes des voyageurs, qui, dans les grandes lignes, sont assez similaires : « Nous voulons tous un bon rapport qualité/prix, du confort et être bien considéré ». Ce qui n’empêche pas chaque génération ou chaque nationalité d’avoir ses propres exigences. Et pour y répondre selon lui, la personnalisation est clé.
Pour Kevin Wang, Directeur des opérations chez Google, c’est le mobile qui drive les changements de comportement des voyageurs. Certes, les changements sociopolitiques ont un impact sur les destinations dans lesquelles les touristes veulent se rendre. Mais le comportement des voyageurs impactent aussi les fournisseurs. Et aujourd’hui, les usages tournent beaucoup autour du mobile.
Le rôle du vocal dans la distribution
Interrogé par le modérateur, le représentant de Google a ensuite vanté les mérites des assistants vocaux et notamment de Google Home. « La recherche vocal est pertinente lorsqu’elle est simple pour l’utilisateur », a-t-il expliqué. Chez Routehappy, le TripAdvisor de l’aérien, Robert Albert imagine très bien l’usage que pourraient avoir ses utilisateurs à travers le vocal, notamment pour obtenir des informations sur le Wi-Fi ou l’état du trafic aérien. Une utilisation qui fonctionne pour des questions spécifiques, mais pas pour effectuer une recherche plus large, selon Rustom Birdie, Head of Travel d’Affirm : « Les gens ne vont pas demander quels sont les horaires pour telle destination et attendre sagement que tous les résultats lui soient communiqués ».
Une question de contenu
NDC étant LE grand sujet de cet évènement, Google n’a pas échappé aux questions sur ces sujets. Si Kevin Wang a botté en touche lorsqu’on lui a demandé si la firme serait bientôt certifié level 3 NDC, il a rappelé que la norme développée par IATA était une manière de proposer le meilleur contenu aux utilisateurs. « Nous travaillons avec nos partenaires de l’aérien pour réfléchir aux meilleures manières de distribuer du contenu tout en réduisant les coûts de transaction », a-t-il expliqué.
« Avec NDC, la bataille du contenu est lancé », a rebondi Robert Albert, en faisant allusion à l’interlining. Avec NDC et plus tard One Order, les compagnies aériennes vont pouvoir plus facilement se connecter entre elles, voire se connecter aux autres moyens de transport. Elles pourront ainsi proposer une expérience de voyage de bout en bout. Ce sont les compagnies qui proposeront les offres les plus riches et pertinentes qui sortiront du lot.