Le Tourisme, maillon-faible de la lutte contre le cybercrime

Selon l’expert en cybersécurité Bruce Wynn, les professionnels du Tourisme sont encore trop fragiles face au cybercrime.

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Yaël David

24 octobre 20182 min de lecture

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Selon l’expert en cybersécurité Bruce Wynn, les professionnels du Tourisme sont encore trop fragiles face au cybercrime. Pour remédier à ce problème, il prône la formation des collaborateurs.

« Les acteurs de l’industrie du Voyage sont le maillon-faible de la lutte contre le cybercrime ». Tels sont les mots employés par le cyber consultant Bruce Wynn, à l’occasion du lancement de la campagne anti-fraude Secure Our Systems. Une initiative dédiée au secteur du Tourisme, soutenue par Travel Weekly.

Fort de 40 ans d’expérience dans le domaine de la cybersécurité, Bruce Wynn alerte les professionnels du Travel sur leur manque d’efficacité face aux attaques... Le spécialiste estime que toutes les entreprises du Tourisme ont subi des cyberattaques, sans même que certaines s’en rendent compte. Il a par ailleurs annoncé qu’entre janvier 2016 et septembre 2018, l’agence nationale des renseignements pour la fraude à Londres (NFIB) a comptabilisé une hausse de 92 % des signalements de cyberattaques. Les cas de « hacking », eux, ont augmenté de 110 %...

La formation est de mise

Selon Bruce Wynn, les intrusions perpétrées par les ransomware, ou rançongiciel (logiciel d'extorsion de données rançonneur) feraient partie des attaques causant le plus de dégâts pour une société. Peu préparée à ce type d’attaque, une entreprise pourrait perdre la totalité de ses données, ce qui lui empêcherait de poursuivre ses activités en toute confidentialité. Cela l’exposerait d’ailleurs certainement à une sanction financière de la part de la CNIL.

L’expert invite également les entreprises à agir contre le phishing (méthode frauduleuse de récupération de données par email), les sites clonés et toute autre technique visant à soutirer des informations personnelles ou confidentielles à des fins malveillantes. « Les techniciens peuvent essayer d’en protéger une partie, mais les collaborateurs doivent tout de même être formés et instruits sur le sujet et être accompagnés par un professionnel en mesure d’évaluer comment leur entreprise peut gérer au mieux les risques en matière de cybercriminalité », explique Bruce Wynn. Toutes les entreprises devraient donc disposer au minimum de systèmes mis à jour, dotés de logiciels antivirus et antifraude ainsi que de programmes de sauvegarde testés régulièrement pour garantir la récupération des données perdues. Bruce Wynn estime que 80 % des attaques peuvent être atténuées ainsi et représenter un impact quasi nul pour les entreprises.

Photo d'ouverture : © LYCS LYCS

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