TOM s’est entretenu avec Ronan Bergez, Director of Sales France d’Egencia, à l’occasion du salon IFTM. L’occasion de faire un point sur la vision de la société sur l’innovation dans le voyage d’affaires.


Quelles sont les technologies qui intéressent actuellement Egencia ?
L’innovation est ancrée dans l’ADN d’Egencia. L’an dernier, le groupe Expedia, notre maison-mère, a injecté plus d’un milliard de dollars dans la technologie. Nos cycles d’innovation s’étalent sur 120 jours. Durant le prochain cycle, nous allons nous intéresser au machine learning. Grâce au profil voyageur et à son historique de voyage, cette technologie permet de faire des recommandations pertinentes en apprenant au fur et à mesure. Contrairement à ce que l’on pourrait penser avec le développement de la technologie, la place du travel manager est de plus en plus importante car le sujet du déplacement professionnel éveille davantage l’intérêt des entreprises. L’IT, la finance, les RH, les achats, la dir com, tous sont impliqués dans le processus de choix d’une agence de voyage. Nous travaillons également sur le sujet du reporting avec un système de filtrage par voyageur. Nous voulons que ce genre d’outils soit plus efficace et rapide. Enfin, la sécurité est un sujet important pour nous, notamment avec le tracking qui permet de savoir où se trouve un voyageur en temps réel. Le mobile joue un rôle primordial pour ce genre de service.
Quelles sont les attentes des voyageurs d’affaires en matière de digital ?
Le voyageur d’affaires attend de vivre la même expérience qu’à titre personnel. Lorsqu’il réserve un hôtel, il veut accéder à plusieurs sources d’avis, à la localisation de l’établissement et à du contenu exhaustif. Tout ça de manière instantanée. Blablacar nous a choisi par exemple car nous ne sommes pas un frein à son développement et c’est important. Notre application mobile répond à leurs besoins au quotidien. Le voyageur veut aussi être accompagné là où il se trouve. C’est pourquoi nous sommes également en train de travailler sur un projet de chatbot reposant sur celui d’Expedia sorti il y a un an. Cela permet au conseiller voyage de se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée. En ce qui concerne la flexibilité, un autre besoin du voyageur, nous proposons depuis 6 mois la possibilité de modifier online après émission. Enfin, il veut être autonome. Une société avec 1000 employés est une société avec 1000 sélectionneurs d’agence, pour faire le lien avec le monde sportif. S’ils ne sont pas satisfaits, ils réaliseront leurs achats autre part, en dehors du cadre établi. Le sujet du bonheur au travail prend de l’ampleur chez les entreprises. Cela concerne la politique voyage, mais aussi l’expérience utilisateur sur les outils.
Avec l’arrivée des nouvelles générations « digital native » et volatiles, les entreprises doivent-elles adapter leur politique voyage ?
Je pense que les entreprises ne doivent pas proposer de solutions liberticides. Il faut qu’elles aient un bon impact sur leur travail. C’est pour ça qu’il est important d’étudier le comportement des voyageurs. Je pense qu’il s’agit plus d’une question d’ajustement. L’objectif étant de donner la liberté d’agir sur tous les canaux et de faciliter l’empowerment de l’employé.
Nous avons également interviewé Ronan Bergez en vidéo lors du salon :
Photo d'ouverture : Ali Yahya
