Kate, le robot de SITA pour simplifier l'expérience en aéroport

Article rédigé par Olivier Mirguet La queue au check-in ne sera plus qu'un mauvais souvenir.

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LR

La rédaction

2 octobre 20183 min de lecture

SITA_airport
© Archives Travolution

Article rédigé par Olivier Mirguet La queue au check-in ne sera plus qu'un mauvais souvenir. SITA invente une technologie qui promet au passager un parcours plus fluide dans les terminaux d'aéroport. sita_robot_kate2 Voici Kate Embarquer dans un vol international sans être passé devant un agent des douanes ? Ce sera bientôt possible grâce à l'intelligence artificielle, qui a fait son apparition dans les terminaux d'enregistrement des aéroports. La Société internationale de télécommunication aéronautique (SITA), leader mondial des systèmes informatiques dans le transport aérien, a présenté ces innovations lors de sa convention annuelle à Budapest, les 27 et 28 septembre. "Parmi les nouveaux processus qui aideront les passagers à embarquer, il y aura une innovation marquante : notre robot Kate", annonce Benoît Verbaere, directeur technique chez SITA. "Pour scanner un passeport ou éditer une carte d'embarquement, Kate proposera les mêmes fonctions que les kiosques existants. Mais à la différence de ces derniers, ce robot sera mobile. Il se déplacera dans le terminal et se positionnera à l'endroit adéquat pour absorber les files d'attente". En lien avec un autre automate, Kate assurera des formalités de sécurité (contrôle du passeport), prendra une photo instantanée du passager et génèrera un "token" (identifiant unique) qui l'accompagnera jusqu'à son embarquement dans l'avion. Un logiciel comparera la photo du passeport avec la photo instantanée. Le "token" suivra le passager d'un bout à l'autre de son voyage. "Nous allons combiner l'intelligence artificielle et l'internet des objets ", explique Benoît Verbaere. Cette approche n'est pas nouvelle dans le transport aérien : dès 1999, l'aéroport de Hong-Kong a tenté d'imposer la puce RFID dans l'étiquetage des bagages. Mais les autres aéroports n'ont pas suivi. "Nous sommes très dépendants d'un rapport de collaboration entre les aéroports, les compagnies aériennes et les gouvernements", reconnaît Benoît Verbaere. Le robot Kate a effectué ses débuts en février 2018 à l'aéroport international de Kansai, au Japon. Doté d'intelligence artificielle et équipé d'une technologie de géo-navigation, il dispose de capteurs anti-collision : on imagine mal un kiosque mobile renverser des passagers ou heurter leurs bagages. SITA n'en est pas à son robot d'essai sita_robot_kate1En 2016, SITA avait déjà testé à Genève le robot Leo, capable d'assurer l'enregistrement des bagages à l'extérieur du terminal. "Nos solutions visent à réduire le stress des passagers, et aussi à lutter contre la congestion dans les aéroports", explique Sergio Colella, président de SITA pour la zone Europe. "Les aéroports vont avoir besoin de ces nouvelles technologies pour faire face à leur croissance. Kate sera en service dès l'année prochaine dans les premiers aéroports européens", promet Sergio Colella. En 2035, selon une étude de l'organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne Eurocontrol, 237 millions de passagers ne pourront pas prendre l'avion pour cause de congestion. Ils représenteront 12 % de la demande. Un grand embouteillage à venir.

Photo d'ouverture : @chuttersnap

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