Dans cette tribune, Thierry Vasseur, VP & Senior Sales Director Central de Zebra Technologies, met en lumière le potentiel de la RFID (radio frequency identification) dans l’amélioration du traitement des bagages, un service très important pour les aéroports et les passagers.
Thierry Vasseur, VP & Senior Sales Director Central de Zebra Technologies
Les compagnies aériennes sont aujourd’hui confrontées à de nombreux défis qui ont un impact sur la fidélisation de leur clientèle, et donc sur la rentabilité. Une plus grande efficacité de leurs processus métier passe notamment par l’adoption de solutions technologiques modernes pour l’ensemble de leur offre de service. La technologie RFID permet cette amélioration dans l’un des secteurs les plus critiques de leurs opérations : le traitement des bagages.
En effet, le coût induit par la perte d’un bagage, le temps nécessaire pour l’identifier et le localiser, sont aujourd’hui considérés comme inacceptables par les voyageurs, et donnent lieu à des frustrations majeures en termes de service client. La technologie RFID offre une visibilité en temps réel sur la localisation des bagages, avec des étapes précieuses de vérification réalisées à différentes étapes du voyage – sans aucune intervention humaine. Rationaliser la gestion des bagages avec la technologie RFID permet d’augmenter l’automatisation des procédures et de réduire le nombre de bagages égarés, avec les coûts qui y sont associés.
Que les passagers s’enregistrent aux comptoirs du terminal ou qu’ils utilisent des bornes d’enregistrement, les imprimantes RFID permettent le codage instantané de l’étiquette RFID regroupant de multiples informations, en captant toutes les données nécessaires telles que le numéro de plaque d’immatriculation (LPN) contenant des informations spécifiques au vol, et toutes les directives applicables au tri. Le bagage étant placé sur le tapis roulant, un lecteur RFID déchiffre les données de l’étiquette pour documenter le lancement du processus.
Alors que les bagages avancent sur les tapis roulants, les lecteurs RFID captent les informations disponibles, assurant leur livraison ou leur transfert vers la compagnie aérienne, le vol ou la porte appropriée. Ces informations sont utilisées pour acheminer automatiquement les bagages sur un système de tri adapté, réduisant ainsi les interventions manuelles et par conséquent les erreurs et les coûts inhérents. La technologie RFID permet en outre une double vérification automatique très utile au niveau de la zone de transit, avec déclenchement d’alertes si le bagage est accidentellement programmé à l’embarquement sur un vol erroné.
Pendant le processus d’acheminement vers les soutes, les lecteurs RFID vérifient la localisation des bagages franchissant des points de contrôle clés. Les données de localisation en temps réel permettent d’identifier plus rapidement les bagages nécessitant un traitement prioritaire pour assurer leur acheminement en temps voulu vers les avions concernés. C’est par exemple le cas des bagages devant être transférés vers un vol de correspondance dans des délais très réduits.
Lorsque des voyageurs ne se présentent pas à l’embarquement ou doivent descendre de l’avion, la législation impose que leurs bagages soient retirés des soutes avant que l’avion soit autorisé à décoller. Les lecteurs RFID portables permettent alors aux techniciens au sol de localiser et d’extraire rapidement ces bagages, sans avoir à déplacer manuellement de nombreuses valises pour parvenir à scanner les codes à barres sur chaque bagage individuel. Avec une procédure de manutention classique, sans l’apport de la technologie RFID, les équipes de l’aéroport doivent scanner le code à barres de chaque bagage, et vérifier manuellement les données correctes d’acheminement. Avec le RFID, ces données précises peuvent être intégrées directement à l’étiquette RFID, éliminant tout risque d’erreur associé à l’absence de messages de tri.
Une étude récente de la SITA et de l’IATA a permis de montrer que la précision de localisation de la technologie RFID pouvait réduire jusqu’à 25 % le nombre d’erreurs dans le traitement des bagages à l’horizon 2022, avec pour résultat des économies de temps et d’argent pour chaque utilisateur du transport aérien. Photo d'ouverture : Erwan Hesry