Paris ne connaîtra pas les Sea Bubbles, tout du moins pour le moment. Alain Thébault, le créateur de ces fameuses voitures volantes, a vu les négociations avec le Port autonome de Paris échouer. C’est la Suisse qui accueillera d’ici quelques mois les petites bulles volantes sur son célèbre lac Léman.
Les Sea Bubbles sont des bateaux électriques allant jusqu’à 30km/h et pouvant transporter 5 personnes, dont un chauffeur. Le projet est prometteur puisque les Sea Bubbles ne font pas de bruit, ne produisent pas de vagues et ne polluent pas. Cette idée avait particulièrement séduit Anne Hidalgo lors d’un test sur la Seine en juin dernier.
Des barrières administratives
Seulement voilà, le fondateur de ce projet a rencontré de nombreuses contraintes administratives, l’obligeant à abandonner le projet dans la capitale. Le Port autonome de Paris, régissant les règles du trafic fluvial, propose des pontons à partir de 1 000€ par jour, sans possibilité de branchement électrique. Une somme bien trop importante pour la startup qui possède des véhicules à moteur électrique. De plus, les Sea Bubbles se déplacent à une vitesse supérieure à celle actuellement imposée sur le fleuve parisien.
A la place, c'est la Suisse, et plus précisément Genève, qui accueillera les Sea Bubbles en avril 2018 pour une première expérimentation. L'Etat Suisse prendra en charge une partie de l’alimentation électrique des petits bateaux, un atout non négligeable pour la jeune pousse.
Partout ailleurs
Anne Hidalgo ne souhaite pourtant pas s’arrêter là. La ville de Paris et le gouvernement seraient encore en discussion pour adopter prochainement les Sea Bubbles. La startup française discute avec d’autres villes françaises comme notamment Lyon ou Saint-Tropez. Alain Thébault et son associé Anders Bringdal, ont également évoqué l’attrait de leur invention dans le monde entier. Dubaï, New-York ou encore Bangkok seraient fortement intéressés par les voitures volantes.