Amadeus veut créer une filière e-travel dans le sud de la France

Le centre de recherche et développement d’Amadeus est la plus grande entité de la technopole européenne Sophia Antipolis, située près de Nice.

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Julia Luczak-Rougeaux

18 septembre 20172 min de lecture

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© Archives Travolution

Le centre de recherche et développement d’Amadeus est la plus grande entité de la technopole européenne Sophia Antipolis, située près de Nice. Actrice incontournable des Alpes Maritimes, l’entreprise collabore depuis quelques années déjà avec l’UCA, l'Université Côte d'Azur. Toutes les deux ont pour projet de créer une filière e-travel qui mettrait l’accent sur le numérique dans un secteur qui ne peut plus s’en passer. Entretien avec Claude Giafferri, President d’Amadeus s.a.s.

Claude_GiafferriPouvez-vous nous en dire plus sur votre collaboration avec l’UCA ?

Claude Giafferri : L'Université Côte d'Azur a été créée il y a quelques années. Elle regroupe l’Université de Nice, le CHU, l’INRIA, Skema, l'Edhec et quelques établissements privés. Elle a obtenu le label IDEX, qui a pour vocation à hisser une université au rang international, ce qui lui a permis d’obtenir une somme de 580 millions d’euros. Amadeus a joué un rôle important dans l’obtention de ce label d’excellence, grâce à nos liens avec l’Université. Il a permis d’intensifier nos interactions et c’est à ce moment que l’idée d’une filiale est née. Tout cela s’inscrit dans le projet de Frédérique Vidal, ancienne présidente de l'Université de Nice et maintenant ministre de l'enseignement supérieur, qui veut approfondir le lien entre l’entreprise et le milieu académique. A terme, le gouvernement veut créer des entités qui combineraient privé et public, placées sous une tutelle unique. Cela existe déjà aux Etats-Unis par exemple. Cela permet d’avoir de meilleurs professeurs.

Quel est ce projet de filière e-travel ?

Nous envisageons de mettre en place deux formations, une plutôt académique et une autre tournée vers la recherche. Pour la première, il est question à long terme de créer un cursus dédié à l’aspect numérique dans le voyage. L’écosystème de Sophia Antipolis est favorable pour ce genre de formation. Ce pourrait d’ailleurs être une spécificité des Alpes Maritimes. Mais créer un tel cursus prend du temps. Chez Amadeus, nous avons déjà mis en place quelques initiatives. Nous avons fait venir des professeurs pour une session sur l’intelligence artificielle par exemple. Pour la partie recherche, nous envisageons de créer une équipe composée d’ingénieurs d’Amadeus et des chercheurs de l’Université afin qu’ils réfléchissent ensemble. Il y a néanmoins quelques problèmes relatifs à la propriété intellectuelle à régler. Tout un univers public/privé est aussi à créer. Nous voulons y aller petit à petit. Un tel cursus ne verra donc pas le jour avant trois ans.

Le secteur manque t-il de formations portées sur le numérique ?

En effet, ce genre de formation n’existe nulle part ou du moins, aucune n’est fédératrice. Pourtant, peut-être qu’un jour Amazon ou Google seront des acteurs importants du Tourisme. Et il faudra être prêt à y faire face.

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