Transport du futur : déploiement d'un service de navettes autonomes à La Défense

Ce lundi, le quartier d’affaires de La Défense a accueilli sa toute première navette autonome.

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Yaël David

4 juillet 20175 min de lecture

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© Archives Travolution

Ce lundi, le quartier d’affaires de La Défense a accueilli sa toute première navette autonome. Co-développé par les sociétés Navya et Keolis, le véhicule sans chauffeur transportera qui voudra d’un bout à l’autre du parvis de La Défense, pendant 6 mois. Un projet piloté par le STIF, en partenariat avec Defacto.

Le quartier emblématique de Paris La Défense vient d’adopter sa toute première navette autonome et électrique pour une durée de 6 mois. Un projet signé Navya et Keolis qui encourage le développement du « transport du futur », selon les mots de Valérie Pécresse, Présidente du conseil régional d’Île-de-France. Pilotée par le STIF et l’établissement de gestion de La Défense Defacto, l’expérimentation sera conduite sur trois circuits différents au sein même du quartier d’affaires et se veut accessible à tous, gratuite et propre en énergie.

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Une navette autonome pour la mobilité de demain

Pour Patrick Devedjian, Président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, la navette autonome de La Défense, tout en assurant une fluidité de transport, constitue un nouveau service simple d’utilisation, « une facilité nécessaire lorsqu’on observe, en Europe, un vieillissement de la population », déclare-t-il lors de la conférence de lancement du projet de navette autonome. Sécurisée et écologique, l’expérimentation conduite au sein du quartier alto-séquanais encourage le « partage de circulation entre les piétons, les véhicules existants, les engins non motorisés et les véhicules de nouvelle génération », explique Patrick Devedjian.

Pour Jean-Pierre Farandou, CEO de Keolis, partenaire de Navya sur le développement de la navette, le projet de véhicule autonome de La Défense participe au développement de la mobilité de demain. La navette électrique sans chauffeur de Navya et Keolis s’inscrit dans une démarche d’innovation et notamment dans le processus de renouvellement des transports en Île-de-France et, à terme, sur tout le territoire français. La navette avait d’ailleurs déjà été testé dans un quartier de Lyon, sous le projet Navly. Il n’y a donc pas de doute pour Jean-Pierre Farandou, « les choses iront vite : avec le déploiement de la navette, de bus électriques, de VTC collectifs et pourquoi pas de robots taxis, nous marquons le début d’une histoire qui va chambouler complètement la mobilité dans les territoires », assure-t-il. « Les élus et les opérateurs se mobilisent aujourd’hui pour l’avenir des passagers, en développant des véhicules assurant le meilleur service de transport possible ».

Pour Valérie Pécresse, le déploiement de véhicules autonomes révolutionnera les mobilités du quotidien pour mieux aider les citoyens dans leurs déplacements. Mais « l’opération navette autonome » est également un pas de plus pour une mobilité plus propre. La navette autonome de La Défense s’inscrit dans le plan de "dépollution" et de "dédieselisation" de Paris, tout en offrant un service de transport partagé et accessible, déclare Valérie Pécresse, pour qui ce projet poursuit la création de transports efficaces, en adéquation avec le Digital et les performances technologiques d’aujourd’hui. Selon la Présidente du conseil régional d’Île-de-France, de nombreux autres dispositifs écologiques et accessibles devraient voir le jour dans la petite et grande couronne de Paris. Location de vélos électriques dans les gares, trottinettes en libre-service, bus électriques supplémentaires… La région française voit progressivement venir l’évolution de gares multimodales et de lignes de transports plus propres pour le plus grand bonheur des voyageurs et des travailleurs.

La Défense : un choix symbolique

Grands centres, quartiers industriels, usines… Il y a beaucoup d’avenir pour la navette autonome, affirme le CEO de Keolis. « Nous sommes heureux d’effectuer ce lancement au cœur de La Défense, premier quartier d’affaires européen, qui est un pôle d’attractivité et de compétitivité », souligne-t-il. Et Christophe Sapet, CEO de Navya, d’ajouter : « La question de la mobilité dans les centres devient majeure, donc ce genre d’innovation devient indispensable. Nous faisons face à un tout autre concept de la mobilité ». Pour le représentant de Navya, le choix du quartier de La Défense pour lancer la navette est presque symbolique, puisque « La Défense est elle-même une innovation ». Avec ses 160 000 salariés, ses 8 millions de touristes et ses 17 000 étudiants, La Défense n’attend que l’installation de nouveaux services toujours plus accessibles, économiques et écologiques. Les sociétés partenaires du projet n’étaient pas sûr que l’expérimentation se déroule facilement. Defacto a notamment travaillé pendant 2 mois sur l’intégration et l’aménagement du dispositif sur les 31 hectares de dalle piétonne de La Défense… L’opération a tout de même été très encouragée par le STIF pour qui le projet représentait une belle opportunité de dynamiser le quartier.

La Défense est le deuxième terrain d’expérimentation du groupe de partenaires, après un premier test sur le Pont Charles-de-Gaulle à Paris. « D’ici la rentrée, nous lancerons une troisième expérimentation de ce type dans le bois de Vincennes », espère Valérie Pécresse. La navette autonome et électrique de Navya et Keolis devrait également parcourir le site propre de Saclay d’ici fin 2017-2018. Pour Valérie Pécresse, le renforcement de la mobilité autonome en Île-de-France, tout en simplifiant la vie des voyageurs et des franciliens, montre le visage novateur, technologique et emblématique de la région française. « L’Île-de-France a pour vocation de devenir la région industrielle du futur : c’est pour cela que nous mettons les laboratoires de recherche en lien avec les investisseurs pour créer les entreprises novatrices de demain, telles que Navya », déclare-t-elle.

Sur ces mots, Valérie Pécresse, Patrick Devedjian, Christophe Sapet et Jean-Pierre Farandou ont embarqué à bord d’une des deux navettes présentes sur l’esplanade, en route pour un voyage 100% autonome, électrique et écologique.

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