La Commission européenne demande 2,4 milliards d’euros à Google pour abus de position dominante

La Commission européenne vient de condamner Google à une amende de 2,4 milliards d’euros pour abus de position dominante dans le marché des moteurs de…

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Julia Luczak-Rougeaux

28 juin 20172 min de lecture

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La Commission européenne vient de condamner Google à une amende de 2,4 milliards d’euros pour abus de position dominante dans le marché des moteurs de recherche. Une sanction dont se réjouissent les acteurs du Tourisme en ligne ainsi que l’association Open Internet Project (OIP).

Après 7 ans de discussions, c’est une victoire significative que viennent de remporter les e-commerçants, notamment ceux du secteur du Tourisme. La Commission européenne a annoncé officiellement qu’elle interdisait les pratiques de Google consistant à favoriser systématiquement ses propres services de comparaison en ligne dans ses pages de résultats. La sanction est à la hauteur du préjudice : Google va devoir débourser la somme de 2,4 milliards d’euros à titre dissuasif. Ce combat contre l'abus de position dominante a notamment été porté par la Commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager, qui a repris l’affaire en 2014.

Une décision saluée par la profession…

L’association Open Internet Project, qui rassemble plus de 400 sociétés contre l’hégémonie de Google, se félicite de cette décision. « La productivité, la croissance et les emplois sont menacés par les abus de position dominante des entreprises qui exercent une puissance de marché incontestable, causant de sérieux dommages à la concurrence en Europe. Le comportement anti-concurrentiel de Google se poursuit au-delà du dossier Shopping dans d’autres dossiers comme ceux d’Android, de la cartographie, des images, etc. et d’autres secteurs de l’économie européenne. Dans ce contexte, l’OIP encourage la Commission à poursuivre toutes les autres affaires en cours à l’encontre de Google », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

…mais qui n’annonce pas la fin du combat

Pour Frédéric Vanhoutte, Président d’Eventiz, de l’association des acteurs de l'e-tourisme, Level.com et de la commission du tourisme connecté des Entrepreneurs du Voyage, il est normal que la législation s’en prenne à Google. « On peut se féliciter que des moyens soient mis en œuvre pour éviter un monopole persistant. Mais encore faut-il que les challengers réussissent à contrer les solutions efficaces proposées et que les habitudes se perdent... », déclare-t-il. Il n’est pas sûr pour autant que l’affaire soit totalement réglée : « Google trouvera d'autres mécaniques algorithmiques pour justifier son auto-promo. Et au fond, on peut le comprendre... Il est chez lui. C’est au marché de se réveiller et de promouvoir des solutions alternatives. Mais il est peut être trop tard. Notre Président Macron ira peut-être à Bruxelles afin de soutenir la capitalisation d'un Qwant, qui serait le Baidu européen », explique Frédéric Vanhoutte.

Google est-il l’ennemi des acteurs du Tourisme en ligne ? Pas selon lui : « Ne combattons pas Google. C'est d'un autre âge. Construisons et soutenons de nouveaux projets, sur l'IA par exemple et avec l'Europe ! », conclut-il.

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