La 2nde édition des Entretiens de Vixouze se tiendra les 7 et 8 septembre

Le château médiéval de Vixouze, situé dans le Cantal, accueillera pour la seconde année consécutive le forum international du Tourisme du futur, dont TOM est…

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Guillaume Poulain

21 juin 20174 min de lecture

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© Archives Travolution

Le château médiéval de Vixouze, situé dans le Cantal, accueillera pour la seconde année consécutive le forum international du Tourisme du futur, dont TOM est partenaire. Son fondateur, Serge Pilicer, partage avec nous les moments forts de ce nouvel épisode.

Serge_Pilicer Serge Pilicer, fondateur des Entretiens de Vixouze

Quel bilan faites-vous de la 1ère édition des Entretiens de Vixouze qui s’est déroulée en mai dernier ?

L’an dernier, 258 professionnels ont participé à la 1ère édition des Entretiens de Vixouze. Parmi les intervenants, nous avons eu 6 personnalités de dimension mondiale telles que Michael Lopez-Alegria, ex-commandant de la Station Spatiale Internationale. L’événement est un think tank très haut de gamme qui perdurera dans le temps avec une typologie de cibles qui sera répliquée cette année. Experts du tourisme, anthropologues, sociologues, acteurs du Web responsables d’une disruption font partie des professionnels qui viendront en tant qu’auditeurs ou intervenants. Les décideurs territoriaux sont également concernés puisque les territoires sont inévitablement confrontés à la transformation des usages et des comportements. Ils doivent donc repenser leur infrastructure en matière de transport, d’hébergement, de réceptif…

Quels sont vos objectifs pour cette 2nde édition ?

Nous avons pour septembre 2017 le même objectif que l’an dernier. Parmi les participants, 30% à 35% proviendront du Tourisme, 30% d’univers industriels et des services qui ne sont pas directement liés au Tourisme mais qui pourraient, par la mutation amorcée, devenir acteurs de ce secteur. Le dernier tiers concerne des organisations issues des collectivités locales et d’ONG comme l’ONU, l’Unesco et différentes associations liées transversalement aux métiers telles que l’Association des Offices Nationaux Etrangers du Tourisme, par exemple.

Quel est le programme de ces deux journées ?

Il y aura, cette année, encore, une vingtaine de conférences. Nous allons ouvrir l’événement avec un hologramme grandeur réelle qui sera également invité dans les plénières. D’une manière générale, les conférences seront beaucoup plus poussées que l’an dernier : nous serons plus exigeants sur l’originalité, l’interactivité et la typologie des speakers.

Nous ouvrons également un village startup en partenariat avec le Welcome City Lab, Orange et Voyages-Sncf.com. Les entreprises sélectionnées présenteront gratuitement leurs solutions et pourront rencontrer des investisseurs. Enfin, nous organiserons une soirée de gala très originale durant laquelle il y aura un atelier de création de cocktail du futur avec le champion du monde de cocktail, un lounge bar avec de la musique Jazz, une compétition indoor de triplette pour que les invités puissent, là aussi, se rapprocher et la remise du prix du forum des imaginaires. Pour cela, nous avons passé des accords avec des écoles du design. Nous avons envoyé un appel à candidature auprès des élèves l’Ecole de design de Nantes Atlantique, de l’Ecole d’ART et Design de Saint-Etienne et de STRATE. Le sujet porte sur la mobilité.

Parmi les nombreux sujets abordés, lesquels devraient selon vous le plus intéresser les participants ?

Je pense sincèrement qu’ils plairont tous aux professionnels. La conférence portant sur le thermalisme (NDLR : « Aqua Bon ! Et si le Thermalisme Romain redevenait le thermalisme de demain? ») sera particulièrement intéressante car on peut par exemple se demander si cela ne redeviendra pas gratuit comme à l’époque des Romains, et ce, pour des raisons d’équilibre de la sécurité sociale. Celle-ci ne pourra plus financer les cures de Santé, alors qui les financera ? Est-ce que les infrastructures ne seront pas devenues désuètes ? Si c’est le cas, que fera la collectivité sur le plan de l’argent public ?

De même, la conférence « Mon véhicule de transport : un réservoir d’idées » abordera des perspectives intéressantes en ce qui concerne les nouvelles manières d’aborder le transport. On peut par exemple imaginer que la voiture de demain pourra générer un revenu au propriétaire grâce à l’énergie qu’elle produira en étant en mouvement. Cela redéfinira les modèles économiques. Dans 30 ans, on peut imaginer que les stations service disparaissent au profit de stations de troc d’énergie où l’on échangerait, par exemple, un bidon de data contre quelque chose d’autre. On peut aussi penser que je troquerai les 500 km que j’aurai emmagasinés en roulant contre une autre forme d’énergie. Récemment, un Chinois a identifié que si toutes les voitures en Chine devenaient électriques, on arriverait à financer 85% de l’énergie du pays. Donc ces micros énergies qui peuvent être emmagasinées pourraient alimenter les villes. Ce sera bien entendu l’occasion d’aborder le plus gros écueil, c’est-à-dire celui du lobbying. Tant que nous n’aurons pas vaincu les lobies néfastes au développement durable de la planète, nous n’arriverons pas à produire de l’énergie propre pour le Tourisme, le Transport, etc. Dans tous les cas, la voiture ne sera plus un objet industriel avec un désir de propriété tel qu’on le connaît aujourd’hui. Nous pourrons par ailleurs échanger avec le fondateur des drones taxis qui ont séduit Dubaï !

Cliquez ici pour découvrir le programme complet de l'événement !

Dans cet Update, découvrez le reportage réalisé par TOM sur lors de la 1ère édition des Entretiens de Vixouze :

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