Rome2rio, le comparateur multimodal à la conquête du monde

Sur le marché prisé du multimodal, Rome2rio espère se démarquer grâce à sa couverture mondiale et son moteur de recherche plus intuitif qui propose plus…

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Julia Luczak-Rougeaux

7 juin 20172 min de lecture

rome2rio
© Archives Travolution

Sur le marché prisé du multimodal, Rome2rio espère se démarquer grâce à sa couverture mondiale et son moteur de recherche plus intuitif qui propose plus d’opérateurs que ses concurrents. Son but ? Devenir le site de référence pour réserver tout type de transports et ce, partout dans le monde.

Sur le marché du multimodal en Europe, on connaît surtout GoEuro, start-up allemande qui a su lever près de 146 millions de dollars depuis sa création en 2012. Pourtant, un autre acteur, australien cette fois, veut lui aussi capter ce marché : Rome2rio.

Lancé la même année, il était jusqu’ici plus présent sur le marché anglo-saxon. S’il n’attire pas autant d’investisseurs, le comparateur entend se démarquer par sa couverture mondiale et par l’exhaustivité de ses résultats. Rencontré à l’occasion de l’évènement Phocuswright Europe, Rod Cuthbert, Executive Chairman, nous a expliqué que contrairement à ses concurrents, la plateforme ne se contente pas de se connecter aux API des compagnies de transports afin d’accéder aux horaires disponibles. Toute une équipe a pour mission de scanner Internet afin d’aller chercher les informations. Le comparateur peut ainsi proposer les horaires de bus d’une ville en particulier ainsi que le prix estimé. Il n’est pas question pour le moment de remplacer cette équipe par un algorithme. « Les horaires ne changent pas vraiment d’une année sur l’autre. Il n’y a donc pas besoin de faire beaucoup de mises à jour », a-t-il déclaré.

Le comparateur propose aujourd’hui 4 800 opérateurs de transport dans 158 pays. 10 millions d'utilisateurs uniques se rendent sur le site chaque mois.

Devenir le guichet unique pour se déplacer

Jusqu’ici, Rome2rio ne proposait pas la réservation. Son modèle économique reposait sur du coût par clic et de la commission en renvoyant vers Booking ou Airbnb. Mais désormais, le comparateur veut devenir un hybride entre un moteur de recherche et un OTA. « Nous voulons devenir le guichet unique pour les voyageurs qui recherchent des moyens de transport. Nous voulons qu’ils n’aient pas à sortir de notre site », a expliqué Rod Cuthbert. Pour y arriver, la jeune société a récemment signé un partenariat avec l'opérateur ferroviaire espagnol Renfe, avec National Express, un des plus grands opérateurs d'autocars d'Europe et avec l’entreprise ferroviaire italienne Trenitalia. Elle propose également la réservation de billets pour tous les opérateurs ferroviaires au Royaume-Uni grâce à la technologie de SilverRail. Elle rattrape ainsi son retard sur GoEuro, qui propose déjà la réservation directement sur sa plateforme.

« D’ici 2018, nous proposerons un panel d’offres bien plus important que celui de nos concurrents : Loco2, Trainline et GoEuro », déclarait Michael Cameron, CEO de Rome2rio le mois dernier. Parmi les pays d'Europe, la France représente un intérêt particulier pour la société : « 10% de nos visiteurs sont français. Ils aiment planifier leur voyage, cela permet de s'évader avant même de partir », a ajouté Rod Cuthbert.

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