2017 est l'année des assistants vocaux. La firme de Mountain View vient de rendre disponible son kit de développement logiciel de Google Assistant. Les développeurs pourront ainsi intégrer la technologie de Google à leurs propres systèmes.
Après l’affrontement d’Amazon et Apple sur le terrain des majordomes virtuels, c’est au tour de Google de mettre les bouchées doubles pour conquérir le marché de la maison intelligente. Pour endiguer l’avance de ses concurrents, l’entreprise américaine vient de rendre accessible Google Assistant à tous le SDK (kit de développement logiciel). Ainsi, tout développeur pourra intégrer l’intelligence artificielle de Google dans n’importe quel objet connecté. Initialement disponible sur l’application de communication Google Allo, les smartphones de la gamme Google Pixel et l’enceinte Google Home, Google Assistant a pu rapidement être intégré à d’autres dispositifs. Désormais, on trouve l’assistant dans tous les appareils équipé de l’OS Android Wear, par exemple. Avec l’ouverture du SDK, tout pourra être contrôlé par commande vocale, du robot en kit au miroir connecté. Pour en démontrer les capacités, Google a créé une machine à cocktail qui répond à la voix de son utilisateur :
Même si cette initiative va lui permettre de disposer d’une intelligence artificielle de plus en plus expérimentée grâce au nombre grandissant d’utilisateurs, cela ne permet pas encore à Google de rattraper son retard. Amazon a déjà ouvert Alexa, son outil de synthèse vocale injecté d'intelligence artificielle, depuis le 15 juin 2015. De plus, elle a créé un fond de 100 millions de dollars pour financer des startups qui développent des services autour d’Alexa. En novembre dernier, IBM permettait quant à elle aux développeurs d’embarquer rapidement diverses capacités de Watson, l’intelligence artificielle de la multinationale. Un service dénommé Project Intu. Apple (Siri), Microsoft (Cortana), Samsung (Bixby), Amazon (Alexa), IBM (Watson) ou encore Google cherchent, à travers leurs assistants numériques personnels, à devenir le leader de la connexion entre les objets et applications de la maison connectée. Un marché prometteur, mais de plus en plus surchargé. L'IA, version ultime de Google Par ailleurs, le co-fondateur de Google Larry Page imaginait déjà, dans un discours prononcé en octobre 2000, l’intelligence artificielle comme la « version ultime » de Google. L'entrepreneur pensait à un assistant personnel capable de comprendre les langages, de converser et de croiser les informations disponibles dans tous les outils Google. Pour Sergey Brin, l’autre fondateur de la firme américaine, l'intelligence artificielle est au coeur de son activité au sein de Google X. Au sein d'une table-ronde organisée en 2014 par l'entreprise Khosla Ventures, il espérait qu'un jour nous puissions « tous fabriquer des machines qui puissent raisonner, penser et faire les choses mieux que nous ». Il estime que « de nombreuses activités que nous effectuons aujourd'hui seront remplacées par des machines ».