Cette année, le forum Dimo avait pour thème « Le bien-être au travail, levier de croissance ». Le matin, une conférence s’est déroulée sur le thème de la transformation digitale avec la société Goupe Diagonal’. L’occasion de rappeler qu’elle devrait concerner toutes les entreprises aujourd’hui.
Martine Seneschal est Directrice Marketing de Groupe Diagonal’, intégrateur de solutions de gestion qui accompagne également les sociétés dans leur transformation digitale. Elle a commencé par dresser le constat du monde de l’entreprise aujourd’hui : la concurrence est devenue mondiale, la mobilité s’est développée, ainsi que l’accélération du temps et la course à la productivité. Les entreprises ont donc besoin d’être agiles pour s’adapter aux modifications des comportements d’achat. L’exigence des clients est de plus en plus accrue et la surabondance de l’information demande d’utiliser la data pour adresser des messages pertinents.
Le verbe « ubériser » qui vient de rentrer dans le dictionnaire, symbolise l’immobilisme de certaines entreprises incapables de se transformer qui se font rattraper par les évènements. La définition du Robert 2017 : UBÉRISER v. tr. 1. (de Uber, nom d’une start-up) Transformer (un secteur d’activité) avec un modèle économique innovant tirant parti du numérique. Start-up qui ubérise le secteur de l’hôtellerie. n. f. ubérisation.
La transformation digitale, un enjeu managérial et technologique
Pour les entreprises, il est donc urgent de repenser son modèle économique, booster l’innovation, replacer le client au centre, accélérer la conception, optimiser la production, transposer et valoriser le rôle de l’humain et s’informer sur les nouvelles technologies, selon Martine Seneschal.
Elle a ensuite dressé le portrait de l’entreprise née sur le Web et celui de l’entreprise traditionnelle. La première devant inspirer la deuxième. L’entreprise née sur le Web a un business model numérique natif bien rodé, un dirigeant issu des nouvelles générations, elle favorise la collaboration et le bien-être, est rompu aux nouvelles technologies et s’équipe rapidement en systèmes d’information.
L’entreprise traditionnelle, elle, est dirigée par une génération plus ancienne, son système de gestion est bien rodé, elle recherche un nouveau business model et à besoin de s’informer et de s’adapter. Elles montrent souvent de la résistance au changement car cela fait peur, elle manque d’outils informatiques modernes et d’implication de la part de la direction générale.
Pourtant, la Directrice Marketing de Groupe Diagonal’ a expliqué que la transformation digitale est un enjeu managérial. Ce doit être une décision qui vient d’en haut. Plusieurs étapes permettent de revoir son organisation : une vision claire sur un horizon donné, la décomposition de mini-étapes, l’évaluation et la valorisation du capital humain, le renforcement des compétences, la suppression des silos, la transversalité et la mise à disposition de l’information pour tous.
Mais cette transformation passe aussi par les technologies. « La direction doit donner des outils digitaux pour que les collaborateurs atteignent leur objectif et soient performants au travail », a déclaré Martine Seneschal. L’entreprise doit donc être équipée d’un site internet institutionnel ou marchand, travailler son référencement, être présent sur les réseaux sociaux, travailler le marketing digital et doit prendre partie de la mobilité, du Big Data, du Cloud, de l’Iot, de la réalité augmentée, de la réalité virtuelle ou de la cobotique. Une entreprise aujourd’hui ne peut plus se passer de CRM ou d’ERP, logiciel de gestion intégré.
Photo d'ouverture : Artem Sapegin