AirPlus, société spécialisée dans les solutions de paiement et de reporting pour les déplacements professionnels des entreprises, continue de développer sa solution de « paiement invisible ». Si cette dernière commence à être acceptée dans le voyage d'affaires, le règlement centralisé reste privilégié par les entreprises.
Aujourd’hui, la sécurité n’est plus la priorité pour les solutions de paiement : en volume des ventes, la fraude sur les cartes de crédit émises à des entreprises est de 0,00252 %, soit un 1 cas sur 39 863 *. « L’enjeu est désormais concentré sur la data », explique le CEO d’AirPlus, Patrick Diemer, lors de la présentation des chiffres de 2016 de l’entreprise.
« Chez AirPlus nous pensons que, progressivement, le paiement va devenir invisible », déclare le Directeur Général. Une vision qui se concrétise peu à peu. En un an, la carte virtuelle A.I.D.A. – qui permet de générer un numéro de carte de crédit à usage unique – proposée par la marque a progressé de plus 34 %. « Dans le futur, réservation, paiement et note de frais formeront un seul et même produit. Cela va changer les règles du business travel », continue-t-il. Selon l'entreprise, cartes et factures seront dématérialisées. Tous les paiements se feront en arrière-plan.
À gauche Patrick Diemer, CEO d'AirPlus et Julie Troussicot, Directrice Générale d'AirPlus France.
Des solutions de « paiements invisibles »
Plusieurs projets, déjà bien engagés ou mis en place, intègrent cette nouvelle manière de payer avec AirPlus dans le voyage d’affaires, avec « plus de transparence » pour le voyageur et pour son employeur.
La réservation d’un vol ou d’un billet de train est par exemple possible directement à partir de sa boîte mail. Les correspondances sont suggérées en fonction des informations stockées sur le profil de l’utilisateur. Une nouvelle option qu’a déjà adopté Voyages-sncf.com. Le voyageur peut aussi payer un billet de train directement avec AirPlus sur l'application SNCF. Le détail des déplacements est ensuite disponible sur le relevé de facturation. De même pour la location de voiture, sur les applications Snapcar ou Avis. Une solution également disponible sur Airbnb : « L’utilisation de plateformes alternatives comme Airbnb par les voyageurs d’affaires est très populaire aux Etats-Unis. Je ne doute pas que cela marche en France », développe Patrick Diemer.
Si l’acceptation de ces nouvelles pratiques est avancée dans l’aérien, le ferroviaire et l’hôtellerie, AirPlus travaille à l’étendre à d’autres domaines. Avec AirPlus Corporate Parking, le voyageur arrive aux barrières du parking de l’aéroport et s’identifie avec un pass qui contient une puce NFC. Lors de son départ, il s’identifie une nouvelle fois avec sa carte et les frais sont automatiquement payés par l’intermédiaire du compte logé AirPlus. « C’est une grande demande de nos clients. Nous négocions avec les aéroports, mais il est difficile de se mettre d’accord sur un business model. », précise Patrick Diemer. Pour le moment, la solution est déployée à l’aéroport de Frankfurt.
L’application AirPlus dine+go est quant à elle liée au système de caisse du restaurant. Le client désigne sa méthode de paiement préférée. Après son repas, il reçoit la facture électronique, directement intégrée dans son rapport de frais de voyage. « Plus besoin d’attendre que le serveur vous amène la facture. Vous partez quand vous le souhaitez », s’enthousiasme le CEO. Enfin, la gestion des notes de frais est simplifiée par la plateforme mobile AirPlus Connect.
« Nous avons encore des progrès à faire sur les services parking, restaurant ou notes de frais, conclut-il. Mais nous avançons vers de plus en plus de commodités. »
Le paiement centralisé séduit
De façon plus générale, la solution du paiement centralisé a le vent en poupe. En France, les résultats financiers de l’entreprise ont augmenté de 9 % sur un an. Une hausse qui s’explique par l’acquisition de nouveaux clients, mais également par l’ouverture des agences de voyage à ces nouveaux modèles. Elles utilisent par ailleurs massivement l’A.I.D.A., particulièrement pour la réservation d’hôtels.
La carte logée – solution phare de la marque qui permet quant à elle de centraliser le paiement des prestations fournisseurs avant le déplacement professionnel – reste privilégiée par les entreprises, qui apprécient le confort qu’elle apporte au voyageur, la consolidation de leurs données et la transparence des coûts. Un paiement sur cinq est tout de même effectué par carte virtuelle.
« De nouvelles perspectives s'ouvrent au marché français, explique Julie Troussicot. Nous allons continuer notre expansion auprès des agences de voyages, mais également faire notre entrée sur le marché du procurement. » En effet, AirPlus souhaite étendre ses solutions de paiement dématérialisé aux achats indirects (bureautique, téléphonie, intérim). « C’est un nouveau segment, mais une belle opportunité. », conclut-elle.
* AirPlus, AirPlus Company Account, 1 Jan-31 Aug 2016.